Dans un courrier adressé le 17 juin 2026 au Délégué de la direction générale de l’administration et de la modernisation à Nantes, la CFDT-MAE fait le point sur la situation au CSRH. Si nous saluons certaines avancées obtenues suite à notre précédente saisine, la pression quotidienne et la charge mentale des agents restent préoccupantes. Face à ce constat, la CFDT-MAE formule trois propositions concrètes pour soutenir les équipes.
Des avancées positives, mais une pression qui ne faiblit pas…
La CFDT-MAE a rappelé que sa première alerte envoyée le 16 avril dernier était restée sans réponse de la part de l’administration. Néanmoins, sur le terrain, plusieurs signaux encourageants montrent que les difficultés des gestionnaires, que nous avions alors soulevées, ont été entendues :
- Par la mise en œuvre d’actions concrètes dans le cadre d’un plan d’amélioration ;
- Par la pérennisation de la cellule PSC, une avancée très positive pour le service ;
- Par le lancement d’un accompagnement spécifique pour évaluer la charge de travail réelle.
Toutefois, malgré ces avancées, la charge mentale des agents demeure particulièrement élevée et la pression ne faiblit pas au quotidien !
Les 4 points de vigilance qui surchargent les gestionnaires :
Pour que les transformations en cours portent réellement leurs fruits, la CFDT-MAE demande à l’administration de traiter urgemment quatre problématiques majeures :
- La confusion autour des dossiers MGEN : confier les relances des agents aux gestionnaires crée une double charge de travail inutile et sème la confusion (les agents ne sachant plus s’ils doivent s’adresser à leur gestionnaire ou à la cellule PSC).
- Lourdeur informatique et réglementaire : les processus sont alourdis par la multiplication des interfaces informatiques pour une même tâche. À cela s’ajoute la complexité des nouvelles réglementations, comme le congé supplémentaire de naissance applicable au 1er juillet 2026.
- Gestion critique des absences : en raison d’un contexte d’effectifs contraints, l’absence d’un collègue est entièrement supportée par l’équipe en place, ce qui génère un stress important dans les secteurs.
- Suivi de la DRH : les services de la DRH ne prennent pas toujours suffisamment en compte la réglementation en vigueur, obligeant le CSRH à corriger les dossiers a posteriori, ce qui crée une surcharge de travail évitable.
Les gestionnaires sont pleinement investis, mais ils ont besoin d’un soutien opérationnel immédiat.
La CFDT-MAE propose donc trois solutions :
1. Créer un pôle d’agents titulaires de renfort
Nous préconisons la mise en place d’une équipe de titulaires mobiles et formés de manière durable. Ce pôle permettrait de pallier les pics d’activité, de couvrir les absences prolongées et de sécuriser l’adoption des nouveaux outils informatiques.
2. Renforcer et décloisonner les secteurs
Trop de tâches transversales (congés maladie, avances, intérims) reposent aujourd’hui sur des vacataires. Nous demandons le recrutement d’agents titulaires ou contractuels pérennes directement au sein des secteurs afin d’offrir un interlocuteur unique et un suivi globalisé des dossiers.
3. Alléger le flux de courriels via Diplonet
Le volume de mails reçus chaque jour nuit au travail de fond. La CFDT-MAE propose d’enrichir et de mettre à jour régulièrement Diplonet avec des guides pratiques complets. En rendant les agents plus autonomes, nous réduirons mécaniquement les sollicitations directes auprès des gestionnaires.
Anticiper pour préserver la santé des agents :
Pour la CFDT-MAE, il est indispensable de franchir une nouvelle étape en renforçant les moyens humains et en clarifiant l’organisation. C’est en structurant l’effort dès maintenant que nous préserverons la qualité du service public tout en améliorant durablement la santé au travail des personnels.
📥 [Télécharger l’intégralité du courrier de la CFDT-MAE sur le CSRH adressé au DGAN (PDF)]