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Contexte morose et suppressions des visas de sortie : l’administration abat un rideau de fer sur la DSI

5 mai 2016

Bilan du marasme de la gestion des corps SIC.

Allongement du temps de la première affectation en Centrale, inquiétudes sur la façon dont les primes d’expertise technique seront versées lors du passage au RIFSEEP, absence de perspectives de carrière, menace de disparition par la noyade dans le corps interministériel, des ISIC, politique de recrutement illisible et passablement inquiétante, quasi absence de dialogue social, cela fait beaucoup pour un corps dont de nombreux agents restent malgré tout largement attachés à leur ministère.

Cependant, face à la fuite des cerveaux dont ce contexte morose est responsable, l’administration répond par l’autoritarisme. Elle invoque la sacro-sainte raison de service pour empêcher les nouveaux candidats désireux de mettre en œuvre leur droit à  la mobilité professionnelle, pensant ainsi masquer une incapacité à gérer les effectifs et à anticiper leur évolution. Où est la GPEEC attendue depuis 10 ans ? Où sont les promesses du grand projet MAEDI 21 ? La CFDT appelle de ses vœux que les plans de l’autoroute du bon sens et de la bonne gestion  convergent avec la réalité et que le dialogue social soit rétabli.

 

 

Depuis 2016, deux ASIC ont déjà fait le choix de quitter temporairement la DSI ; qui pour rejoindre les services de l’Elysée, qui pour un poste de chargé de mission stratégique dans le secteur privé. Au total, une dizaine de candidats au départ inquiète d’ores et déjà l’administration qui répond par un blocage de principe qui relèverait du systématique. En mars 2016, la DRH publie une offre d’emploi de responsable de l’équipe de sécurité informatique pour le SEAE. Qui, au ministère, plus qu’un ASIC, pourrait postuler sur ce type d’emploi technique ? Ni une ni deux, les candidats se présentent mais sont renvoyés aussi sec dans leurs cordes : la raison de service est souveraine. Un plafond d’emploi non atteint, une difficulté à recruter sont les raisons qui conduisent l’administration à priver les ASIC de sortie.

Considérons au contraire à quel point il est souhaitable de valoriser la démarche de mobilité. Concentrons-nous sur l’intérêt mutuel de l’administration et des agents à la diversification des carrières et à l’oxygénation des corps. Mais ce point de cristallisation éclipse en réalité plusieurs problématiques de fond.

Cette propension de certains à découvrir d’autres horizons est en effet motivée par un contexte professionnel difficile qu’ensemble, nous pourrions cependant améliorer si un réel dialogue était rétabli.

 

 

  • Des départs en poste toujours plus incertains

Tout d’abord le temps de présence de la première affectation en administration Centrale en continuelle augmentation est un facteur de démotivation chez les agents récemment arrivés. L’incertitude anxiogène liée à la constante évolution de cette durée ne permet pas aux agents de se projeter sereinement dans l’avenir. Si l’état du ratio entre nombre d’agents dans le corps (100) et nombre de postes proposés à l’étranger (31) est un fait et n’est remis en cause par personne, il n’est pas acceptable que le critère discriminant qui préside à la priorisation des départs soit celui de « non-primo-partant ».

Soulignons l’effort appréciable de la DRH qui semblait avoir pris en partie la mesure de cette difficulté dans l’exercice de transparence 2016 où était annoncée la création de 4 postes d’adjoints. Malgré ces efforts,  plusieurs ASIC non dérogatoires sont restés sur le bas-côté de la transparence et viendront gonfler les rangs déjà fournis des prochains candidats au départ 2017. Dans le même temps, un poste-à-poste a encore été accordé cette année, retardant d’autant le départ d’un candidat éligible au départ.

Qu’en sera-t-il pour 2017 ? Une douzaine de candidats sont en lice et seul un poste d’adjoint se libérerait. L’équation semble difficilement pouvoir être résolue sans une politique volontariste de l’administration. La question posée lors du groupe de travail de janvier 2016 et reste à ce jour sans réponse.

Il semble évident de considérer que si certains CRASIC de grande taille nécessitent un responsable expérimenté, la notion de « primo-partant » ne permet pas de répondre au défi posé par la transparence des ASIC.

Les ASIC, sont des agents de catégorie A, souvent de niveau ingénieur, Bac+5 ou plus encore et sont recrutés pour leur potentiel ou encore leurs compétences de manager acquises lors d’expériences professionnelles antérieures. Ils sont appelés à exercer des fonctions à responsabilité en Centrale (budgets importants, encadrement d’équipe, forte exposition, expertise technique à responsabilité). On comprend mal pour quels motifs ils ne pourraient pas assurer le rôle de chef de CRASIC à l’occasion d’une première expatriation, compte tenu notamment de l’allongement de la durée des affectations en Centrale et donc du renforcement des ces compétences.

Il semble ainsi nécessaire à la CFDT que l’administration prenne en compte les profils des agents afin de pouvoir les affecter au besoin sur des postes correspondant à leurs compétences,  à  savoir soit sur de nouveaux postes d’adjoint soit sur des postes de responsable de CRASIC.

Il reste à saluer la démarche de la DRH qui propose pour la rentrée 2017 que le poste d’affectataire des ressources de la DSI soit assuré par un SAE et non plus par un SESIC. Gageons que ce choix permette une gestion plus symétrique des ressources par rapport aux autres corps du ministère de catégorie équivalente.

 

  • Une politique de recrutement illisible

Par ailleurs, une meilleure lisibilité au niveau du recrutement serait souhaitable. Malgré le fait que les organisations syndicales aient pointé du doigt à plusieurs reprises le danger de faire miroiter aux futurs ASIC des carrières d’expatriés pour attirer les jeunes diplômés, cette année encore, le volant d’information faisait figurer « l’obligation du séjour à l’étranger » pour les SESIC comme pour les ASIC. Il n’est donc pas étonnant que la grande majorité des ASIC recrutés ces dernières années se pressent au portillon de la transparence : c’est un des moteurs de leur motivation et de surcroît, un de ceux qui a d’ailleurs contribué à les sélectionner !

Le projet MAEDI 21 présentait, avec raison, le besoin de réforme des concours. Comme la CFDT l’a déjà indiqué dès la parution du projet de réforme des concours de la filière SIC, la copie était à revoir. Aucun retour n’a jamais été fait à ce sujet. Cette réforme loufoque a été accompagnée d’une suppression du concours ASIC qui aurait dû avoir lieu en 2016. Là encore, on cherche la cohérence de cette gesticulation tous azimuts. La question aurait pu être traitée en groupe de travail, comme cela avait été proposé. La CFDT demande que le prochain groupe de travail prévoie à l’ordre du jour un point sur cette réforme.

Enfin, l’accueil des nouveaux arrivants qui se retrouvent catapultés pour la grande majorité sur des postes qui ne correspondent ni à leurs attentes ni à leurs compétences pourrait grandement être amélioré. Une rencontre entre les lauréats et les chefs de service pourrait être organisée par la DRH avant les affectations, comme cela se fait au ministère de la Défense par exemple.

Notons en passant les bienfaits de la participation des ASIC à l’IDC en ce qu’elle contribue à renforcer le processus d’intégration dans la maison et qu’elle participe au rapprochement de la gestion des ASIC avec celle des SAE.

 

  • Des primes de qualification techniques menacées

L’absence d’éclairage sur la façon dont le RIFSEEP sera mis en œuvre pour la DSI est pour le moins inquiétante, à 8 mois de la date butoir d’application de la réforme. C’est en effet la question de l’articulation des primes de qualification informatique avec ce dispositif qui est posée : quelle solution la DRH a-t-elle prévue pour que des agents qualifiés conservent les primes informatiques lors du passage au RIFSEEP ?

Nous sommes pleinement disposés à participer à des échanges avec l’administration sur la façon dont le RIFSEEP pourrait être appliqué. Ce serait là aussi l’occasion rêvée de lancer enfin le chantier tant attendu de la cartographie des compétences pour donner corps à une future GPEEC qui joue l’arlésienne depuis trop longtemps.

S’ajoute à cette question le refus de l’administration de laisser les agents participer aux préparations des concours organisés par Bercy pour obtenir ces fameuses qualifications. Ce traitement injuste rompt le principe d’égalité entre fonctionnaires. Le tir doit être corrigé.

 

  • Gestion des compétences qui se fait attendre

L’absence de cartographie des compétences pénalise l’organisation de la DSI, car elle fait obstacle à la gestion efficace des ressources. La façon dont la rubrique « informatique » est présentée dans l’autoévaluation FANEV en a laissé perplexe plus d’un lors de son renseignement. Cela  dénote d’une certaine méconnaissance des métiers SIC. Décliner les compétences « informatiques » dans FANEV en lien avec la réalité des métiers serait une excellente base pour la mise en œuvre de la GPEEC.

Les SESIC et les ASIC occupent aujourd’hui indifféremment les mêmes postes, à l’exception des postes d’encadrement.  Il serait intéressant d’avoir une réflexion sur ce qui distingue, tant d’un point de vue fonctionnel qu’en termes de compétences attendues, un SESIC ou d’un ASIC. Dans la mesure où les SESIC disposent déjà d’une expertise technique, les ASIC devraient pouvoir tout au long de leur carrière, acquérir puis renforcer leurs compétences managériales.

 

  • Perspectives de carrière bouchées

Bien sûr, les jeunes ASIC ne sont pas les seuls victimes de cette gestion déconcertante. Leurs perspectives de carrière ne sont guère élaborées et on ne peut que regretter l’absence du passage d’ASIC dans les corps des conseillers depuis une dizaine d’années. Pour un ASIC expérimenté, que souhaiter d’autre qu’un nouveau départ à l’étranger, même après avoir exercé des fonctions à haute responsabilité en Centrale ?

Réfléchissons ensemble à des passerelles ainsi qu’à des parcours envisageables vers des métiers pour lesquels l’administration a besoin de candidatures (maîtrise d’ouvrage côté métier, gestion financière,  rédacteur sur des problématiques techniques etc.) La DRH devrait pouvoir identifier des profils qui répondraient brillamment à ces besoins spécifiques. La fusion des corps SAE/ASIC et SCH/SESIC permettra cette fluidité.

  • L’interministériel : non merci

Le spectre de l’interministériel rôde et chaque rencontre avec l’administration est l’occasion de rappeler la revendication intersyndicale ferme et déterminée de la fusion des corps ASIC avec SAE et SESIC avec SCH sous forme d’une filière technique.

  • Dialogue social en trompe-l’œil

L’absence totale de réponse de la part de la hiérarchie DSI et/ou DRH à des questionnements divers émis par les agents, notamment suite à l’exercice de transparence (les candidats non retenus pour un départ en septembre 2016 n’ont toujours reçu notification de la décision prise…) n’est pas acceptable.

Le groupe de travail SIC est une pantalonnade : trop rarement convoqué, mal, voire pas préparé du tout ou encore repoussé au dernier moment. Un véritable dialogue social doit reprendre, au cours duquel il s’agit de débattre plus que de servir de chambre d’enregistrement et dans lequel les réflexions peuvent être développées et échangées véritablement et non juxtaposées sans aucun effet ultérieur.

 

Conclusion

Le numérique est un des enjeux centraux de la modernisation du ministère, il est crucial d’aborder la question de ses ressources humaines avec cohérence, volontarisme et concertation.

Trouver les vecteurs de motivation qui permettront d’asseoir les métiers SIC au Département est fondamental pour conserver l’attractivité du corps, un recrutement de haut niveau, et donc l’efficacité de notre DSI au service de la diplomatie française.

Cette efficacité est certes réelle, mais le fonctionnement de la DSI se délite : redressons ensemble la barre et suivons avec vigilance le cap que nous fixe l’initiative MAEDI 21, dont 10 objectifs concernent directement la DSI, avant que l’esquif ne se brise sur les écueils de l’autoritarisme, de la perte de spécialisation et du désintérêt.

Thèmes : ASIC

Jeux de rôles au consulat général de France à Abidjan : qui a écrit la pièce ?

25 avril 2016

Vous avez été nombreux à réagir à notre article dénonçant l’approche biaisée choisie par l’équipe de Pièces à conviction dans son reportage « Nos très chères ambassades ». Mais l’histoire ne s’arrête pas là : non seulement le ton était critiquable mais en plus le reportage semble relever plus de l’intox que de l’info… En effet, le tournage à Abidjan aurait été monté de toutes pièces : les personnes qui sont présentées comme agent d’accueil du poste, secrétaire du consul général ou chargé de la remise d’un passeport… seraient d’autres que celles affectées réellement sur ces postes de travail !!! A l’initiative de qui serait intervenu ce savant jeu de chaises musicales ? A celle de la hiérarchie ? Ou à la demande d’une équipe de tournage déçue de l’accueil des « vrais gens » qui n’avaient pas été prévenus de son arrivée et qui, en l’absence d’instruction, ont, fort logiquement, refusé de répondre ?

On en vient à se demander si l’agent recruté local, qui était à l’époque chargée de l’accueil des usagers et qui a manifestement été écartée du tournage, n’a pas fait les frais de l’accueil qu’elle aurait réservé aux journalistes. Depuis, elle a perdu son emploi au consulat général…

Cet épisode malheureux soulève encore plus d’interrogations sur les conditions de réalisation de ce tournage !

Sur le fond du reportage sur nos postes en Côte d’Ivoire, qui met la loupe sur les prétendues bonnes conditions de vie, on rappellera qu’Abidjan fut le théâtre d’une crise post-électorale sanglante (3000 morts) pendant laquelle, en avril 2010, les agents ont dû passer onze jours de confinement au poste pendant que les combats faisaient rage à l’extérieur. Une partie de la famille de certains (dont des enfants en bas âge) est restée bloquée à la Résidence des Palmes (la fameuse « résidence cossue et sécurisée dans le plus beau quartier de la ville » que décrit le reportage) défendue par les gendarmes français. Le dénouement dramatique de cette crise avait été précédé, depuis la proclamation des résultats contestés, de quatre mois de strict couvre-feu à partir de 19h dans toute la ville, et de 10 ans de troubles ou parfois, comme en 2004, la communauté française était clairement visée…

Il y un mois et demi, la station balnéaire de Grand-Bassam (à environ 40 kms d’Abidjan) a subi une terrible attaque terroriste dans des restaurants de bord de mer très souvent fréquentés par une clientèle occidentale, notamment des agents du poste. N’en déplaise aux journalistes de France 3, la réalité n’est pas aussi idyllique qu’ils veulent le laisser croire !

Thèmes : abidjan, Communication, fr3, reportage

Comptes de 2015

22 avril 2016

Conformément à la loi n° 2008-789 du 20 août 2008 portant « rénovation de la démocratie sociale et réforme du temps de travail», et du décret n° 2009-1665 du 28 décembre 2009, la CFDT-MAE joue la transparence et vous donne la possibilité de consulter ses comptes en ligne.

Les comptes du syndicat pour l’année 2015 ont été arrêtés par la commission exécutive du 15 mars 2016 et approuvés par le conseil syndical des 7 et 8 avril 2016. Ces comptes font apparaître un excédent de 14.338 €.

Cet excédent est dû en grande partie à la décision des membres du conseil syndical qui, au vu des comptes 2014, ont décidé de réduire en 2015 les dépenses les plus onéreuses telles que les missions à l’étranger et de provisionner cette somme afin de préparer dans les meilleures conditions possibles notre congrès qui se tiendra à l’été 2016.

Bilan, comptes de résultat et état financier 2015

Consultez l’historique des comptes dans l’Espace adhérents.

France 3 – « Nos très chères ambassades » : un procès à charge

22 avril 2016

La CFDT-MAE a reçu de nombreux mails ou appels de collègues qui souhaitaient réagir à la diffusion, sur France 3, le 20 avril, d’un numéro du magazine « Pièces à convictions » intitulé « Nos très chères ambassades ».

Le visionnage de cette émission, à qui « le Quai d’Orsay avait exceptionnellement ouvert ses portes », pour reprendre l’expression consacrée, laisse effectivement au mieux pantois et au pire amer. Nous regrettons vivement que le service public ait traité un sujet d’importance avec l’approche d’un think tank libéral et l’accroche d’une télé-réalité sous lambris dorés.

Soyons clairs dans nos interrogations : certains des axes abordés ne nous sont pas inconnus. Nous avions déjà relevé, lors de la réunion consulaire et de la conférence des ambassadeurs de l’an dernier, ou à l’occasion d’instances paritaires ou de groupes de travail informels, que l’administration elle-même (la nôtre, ou Bercy) mettait déjà dans l’air certaines antiennes : trop d’agents expatriés, des indemnités trop élevées et non fiscalisées, des consulats qui coûtent trop et offrent trop de services aux Français. On les retrouve trait pour trait dans les passages dédiés de l’émission.

On peut regretter qu’aucune place n’ait été laissée aux arguments, qui pourtant existent, et permettent de contrer ces affirmations. On ne peut pas dire non plus que l’intervention d’un ex-ministre, certes très médiatique, soit venue en soutien de son ancienne « maison »… et la CFDT-MAE relève avec soulagement que seule l’interview de Jean-Christophe Rufin, en fin de programme, est venue donner un éclairage « terrain » qui, on le déplore, manquait de bout en bout.

Certains aspects du reportage doivent cependant nourrir notre réflexion, qu’il s’agisse des questions de cartographie du réseau ou de l’inflation du nombre des ambassadeurs thématiques.

Il n’en demeure pas moins, qu’après des années de sacrifices et de réformes en cascades, il est dommage que l’administration n’ait pas eu à cœur de défendre plus son image et ses agents. La CFDT-MAE estime donc nécessaire de l’interpeller sur le sujet pour, de manière constructive, lever avec elle les voiles troubles ainsi jetés. Elle considère également que le ministre a, en l’occurrence, non seulement un droit, mais un devoir de réponse auprès de France 3.

Règlements intérieurs ARTT en administration centrale : La course de lenteur continue !

21 avril 2016

Lors de la réunion de préparation du dernier comité technique d’administration centrale l’administration avait prévenu qu’un nombre très limité de règlements intérieurs (RI) des services seraient soumis au CTAC pour avis formel. Plusieurs projets de RI ont été retournés par la DRH aux services car ils n’avaient pas été rédigés en concertation avec les agents. La DRH a relancé les directions, appuyée par le secrétaire général.

De fait le CTAC, réuni le 24 mars à Nantes et présidé par la directrice générale de l’administration, n’examine que quatre projets de règlement intérieur : directions d’Afrique du Nord et du Moyen-Orient (ANMO), des archives (ARD) et d’Asie et Océanie (AS) ainsi que le Protocole (PRO).

La CFDT proteste contre cette lenteur : moins de dix RI ont été révisés entre 2013 et 2016. Si la Charte du temps et la conciliation entre vie personnelle et vie professionnelle sont vraiment des priorités du ministère, il devient urgent que les services consultent leurs agents. A ce propos, nous demandons que les réunions avec les agents soient mentionnées dans les projets de RI.

La DRH est, elle aussi, à la traîne

Les syndicats s’étonnent que la DRH n’ait toujours pas donné le bon exemple. L’administration répond que le processus est en cours, que « c’est long de consulter chaque agent » et « trop compliqué d’organiser une assemblée générale » (AG). La CFDT objecte que précisément, réunir les agents lors d’une ou deux AG bien préparées, permettrait d’avancer rapidement et correspondrait pleinement à la démarche Qualité de vie au travail (QVT).

Finalement les RI d’ANMO et Asie et Océanie, qui ont fait l’objet d’une consultation des personnels, sont approuvés par le comité. En revanche les projets du Protocole (pas de mention du badgeage) et des Archives (le service nantais n’a pas été consulté !) sont retirés de l’ordre du jour.

Sagha commence à livrer ses secrets  

La question du temps de travail à l’administration centrale est évoquée à nouveau lors du groupe de travail (GT) Charte du temps, le 1er avril. Il s’agit principalement

d’analyser les données obtenues par l’administration grâce à une batterie d’indicateurs dont la liste avait été définie lors du GT précédent et dont la plupart sont basés sur des relevés obtenus grâce au logiciel Sagha, système automatisé des horaires et des absences.

Trop d’agents parisiens ne badgent pas

Le premier indicateur porte sur le nombre d’agents au régime horaire ou au forfait jour. On observe que si à Nantes le badgeage est généralisé (868 agents sur 887), près de 45 % des collègues parisiens ne badgent pas. S’il est normal qu’un certain nombre (209) agents de catégorie A – notamment les agents d’encadrement – aient opté pour le « forfait jour », on ne comprend pas

que 80 agents de catégorie B et 360 agents de catégorie C ne bénéficient pas des horaires variables.

La CFDT estime qu’il faut maintenant obtenir des éléments qualitatifs et en premier lieu les raisons de ce non-badgeage. Nous demandons également à l’administration de rappeler que le badgeage est de droit commun et que la forfaitisation doit rester l’exception. Le sous-directeur RH1 promet qu’une information sera faite sur Diplonet.

Trop de badgeages hors bornes horaires et trop d’écrêtages

Il apparaît que beaucoup d’agents, à Nantes et à Paris badgent parfois avant 8 h le matin (45 % des agents C à Nantes et un quart des agents B et C à Paris). Cet élément devra être pris en compte lors de l’élaboration des RI d’administration centrale. Sans surprise, il arrive à 19 % des agents de catégorie A à Paris de badger après 20h !

Enfin, les taux d’écrêtage mesurent les durées de travail quotidiennes supérieures à 10 heures et les durées hebdomadaires supérieures à 44 heures Ce temps de travail écrêté, qui n’est évidemment ni indemnisé ni récupéré, concerne 30 % des agents de catégorie A à Paris…

 

Thèmes : ARTT, Réglement intérieur, RI ARTT, Temps de travail

Candidatures au conseil, textes, programme : la LDS dédiée à notre Xè congrès est en ligne !

20 avril 2016

La « Lettre du syndicat » n°264, dédiée à notre Xè congrès (Bierville, Essonne, du 27 au 29 juin prochains) est en ligne !

Au sommaire :

  • Le programme prévisionnel,
  • Les infos pratiques,
  • Les candidats au commissariat aux comptes et au conseil syndical.

Découvrez-la ici : LDS 264 – spéciale congrès 2.à jour

Attention ! Cette LDS, forme un « tout » informatif avec :

  • Le rapport d’activité (document n°1) de janvier 2016,
  • Le projet de résolution d’orientation (document n°2), dans sa version 2.0 qui reprend les amendements des sections, qu’ils aient été directement intégrés au texte par le conseil syndical ou qu’ils soient soumis à débat au congrès,
  • Les propositions de modification des statuts (document n°3), dans sa version 2.0 également, et
  • Le rapport financier 2012-2016 (document n°4).

Ces 4 documents sont fournis en pièce jointe ci-dessous :

Rapport d’activité 2012-2015 – validé

Résolution d’orientation version 2.0 évolution validée

Modification des statuts v 2.0 validé

Rapport financier 2012-2016 validé

Pour mémoire, enfin, le règlement intérieur du congrès pourra être trouvé dans la LDS n°260 de janvier 2016.

 

Thèmes : Congrès, LDS

Transparence 2016 : vers une mise à plat des critères d’affectation et des règles de gestion ? (réunion du 30 mars)

15 avril 2016

La réunion, visant à présenter aux organisations syndicales un bilan intermédiaire sur le mouvement 2016 des personnels titulaires A, B et C, est présidée par la sous-directrice des personnels, accompagnée d’un grand nombre de chefs de bureau et affectataires. La CFDT est représentée par Thierry Duboc, Stéphane Basse et Caroline Grelier.

Un calendrier mieux maîtrisé

Comme lors de la 1ère réunion sur le mouvement en janvier  la DRH se félicite de l’avance prise sur le traitement du mouvement étranger cette année par rapport à l’an dernier (environ 1 mois). Quelques chiffres pour le démontrer : en catégorie A, le taux d’affectation est passé de 52 % au 01/02/2015 à 66,8 % au 01/02/2016. Sur la même période ce taux d’affectation est passé de 65 % à 78 % en catégorie B et de  0 % à 70,8 % en catégorie C. Au 1er mars 2016, les taux d’affectation sont les suivants : 84,5 % en A, 92 % en B et 87 % en C.

Le point sur les dérogations

Bien que la priorité ait été donnée aux agents non dérogatoires (minimum de 3 ans en administration centrale ou 2ème poste à l’étranger), certains postes ont été pourvus par des agents dérogatoires. La DRH se dit, à ce titre, choquée par le manque de candidatures d’agents A sur les postes de numéros deux situés en Afrique subsaharienne.

Catégorie A : un agent a fait plus de 2 postes consécutifs à l’étranger et 12 primo partants ont fait moins de 3 ans en administration centrale. Un ASIC seulement part en dérogation.

Catégorie B.: un SCH et plusieurs SESIC, seul corps pour lequel l’offre est supérieure à la demande.

Catégorie C : 22 agents, essentiellement en Afrique subsaharienne.

L’avis du chef de poste : une tradition dépassée!

Des refus de candidatures par les chefs de poste ont été observés : trois CAE et SAE, deux SECH et vingt ADJCH dont 1 agent refusé deux fois, sur un mouvement de plus de 400 agents (contre 27 en 2015). 7 ont été refusés car leurs compétences linguistiques étaient jugées insuffisantes, notamment sur des fonctions de secrétaire de chef de poste. Dix ont été refusés par manque d’expérience dans les fonctions demandées et deux ont échoué à leur stage CAD/agent ressource. Sur ces 20 refus, 10 ont déjà reçu une nouvelle affectation. 9 ont postulé à nouveau sur les appels à candidatures et/ou transparence complémentaire (TC) et seront traités prioritairement.

La DRH indique qu’en cas de refus, elle contacte le poste pour connaître les raisons précises de ce refus et parvient parfois à convaincre le poste de revoir sa décision.  Elle ajoute que demander l’avis du chef de poste relève de la culture « maison » et estime qu’affecter un agent dont la candidature ne recueille pas l’agrément du poste conduit à le placer en difficulté par la suite.

Puis la DRH lance un tour de table sur cette question, d’où il ressort que l’ensemble des OS est d’avis que demander l’avis du chef de poste pour affecter des agents de catégorie B ou C n’est pas pertinent. L’administration promet d’évoquer ce sujet au prochain comité technique ministériel.

Les appels à candidatures : le mouvement C particulièrement concerné

Ils concernent des postes inscrits sur la transparence initiale (TI) et non pourvus par manque de candidats, en cas de refus de chefs de poste ou à la suite de désistements d’agents fléchés. Ils se décomposent en douze agents A, sept SCH, onze SESIC et 120 agents de catégorie C.

La transparence complémentaire

Elle comprend 22 postes A, 22 postes de SCH et 68 postes en catégorie C. La DRH souhaite traiter les demandes sur la TC courant avril, en espérant que tous les agents concernés soient affectés dans la dernière semaine d’avril.  Pour les agents A, c’est presque fini.

La DRH fait un point sur les agents A primo partants inscrits sur la TI : 14 sur 29 ont été affectés.  D’autres agents seront sans doute affectés dans le cadre des transparences complémentaires.

La CFDT relaye les préoccupations des agents concernés, principalement des SAE et quelques ASIC, qui souhaitent des clarifications sur les règles de gestion, les temps de séjour et la définition du « primo partant ».

La DRH indique qu’elle n’a pas décidé pour l’instant de changer les règles déjà existantes, mais qu’une sélection sera opérée en fonction de l’offre et de la demande, et qu’à mérite égal, priorité sera donnée à un agent ayant effectué un temps de séjour plus long en administration centrale.  La sous-directrice des personnels précise qu’elle s’est entretenue avec les agents concernés à ce sujet.

La sous-direction des visas doit revenir au MAE

La DRH indique que 144 agents sont actuellement en PNA et qu’ils bénéficient des mêmes droits que leurs collègues du MAE : promotions, FANEV, affectations. La PNA concerne

–          11 agents A dont aucun n’est lauréat de concours,

–          36 agents B : 11 lauréats de concours dont 4 anciens agents C. La DRH considère comme normale une affectation à la SDV, qui prépare les agents à occuper par la suite des fonctions de chefs de service visas dans les postes.

–          97 agents C : 15 lauréats de concours dont 9 à la SDV, 1 à la CRV et 4 à l’AEFE.

La CFDT, à l’instar d’autres organisations syndicales, rappelle qu’elle avait demandé à ce que la sous-direction des visas soit de nouveau intégrée au MAE et qu’elle n’a pas vocation à rester au ministère de l’Intérieur.

Un futur groupe de travail pour définir les règles de gestion

La discussion porte ensuite sur les critères pris en compte pour départager les agents B candidats au départ (demandes bien supérieures aux offres). La DRH indique qu’il lui sera impossible de donner satisfaction à 20 agents B, et qu’un ensemble de critères est pris en compte dans la sélection : temps de séjour en administration centrale, ancienneté, voire grade, postes difficiles, parcours atypique, manière de servir, contraintes familiales  , compétences pour respecter l’adéquation profil/poste qui doit rester le critère premier.

La CFDT regrette cette multiplication à l’infini des critères de sélection qui suscite incompréhension auprès des agents et relève également l’importance de l’ancienneté.  Elle propose de réunir un groupe de travail pour réfléchir sur une liste plus précise des critères de sélection.  La DRH indique fournir un gros effort d’explications auprès des agents et se montre favorable à la création d’un groupe de travail permettant d’apporter des améliorations, ne souhaitant pas un formatage systématique du processus de sélection.

La CFDT renouvelle sa demande formulée en janvier, à savoir l’ajout de critères supplémentaires aux tableaux de mutation transmis aux représentants syndicaux dans le cadre de la CAP (vœux des agents, ordre des vœux, agents dérogatoires, primo partants, postes effectués).  La DRH indique qu’elle a pris bonne note de cette requête.

La DRH confirme sa politique quant aux demandes de 4ème année, largement accordées, en réponse aux aspirations profondes des agents.

La DRH doit lever le nez du guidon et raisonner à moyen terme

La CFDT note qu’un meilleur calibrage au niveau des recrutements et la prise en compte de la réduction des départs en retraite aurait fluidifié le mouvement à moyen terme, et que c’est bien à moyen terme que les problématiques doivent être traitées. La DRH relève en effet que la GPEEC   permettra une meilleure visibilité sur la politique à tenir en matière d’affectation à l’avenir, mais qu’elle ne constitue néanmoins pas une « baguette magique », et qu’elle reste également soumise aux exigences de Bercy  .  Elle précise qu’une nouvelle orientation en matière de recrutement, notamment des concours comprenant des listes principales moins longues et des listes complémentaires plus importantes, peut être une solution à la problématique d’affectation, mais l’objectif est bien de se projeter tout en intégrant les contraintes annuelles.

Thèmes : Affectations, Drh, Transparence

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