CFDT

Affaires étrangères

  • Accueil
    • Nos publications 2026
    • Nos publications 2025
    • Nos publications 2024
    • Nos publications 2021-2023
    • Lettre du Syndicat (LDS)
  • Nous connaître
    • Qui sommes-nous ?
      • Histoire de la CFDT-MAE
      • Histoire du syndicalisme
      • Histoire de la CFDT
        • La CFDT en 21 dates
        • Marylise Léon présente la CFDT et son action
      • Les amiantés du Tripode
    • Pourquoi adhérer à la CFDT ?
      • Rejoignez la CFDT-MAE !
    • Nous contacter
    • Nos résultats
    • Nos enquêtes et Webinaires
  • Nos revendications
    • Parcours, emplois et métiers
      • Parcours professionnels
        • Affectations
        • Conditions d’expatriation
        • Evaluation et promotion
        • Formation professionnelle
        • Retraite
      • Qualité de vie au travail
        • Management
        • Temps de travail
          • Télétravail
          • Semaine de/en 4 jours
          • Charte du temps
          • Sujétions en poste
        • Santé au travail
          • Risques au travail
            • Prévention des risques
            • Risques RPS
            • Risques physiques
          • Discriminations
        • Congés et CET
          • Congé menstruel
      • Métiers et filières
        • Métiers diplomatiques et consulaires
        • Métiers culturels et de coopération
        • Métiers de la filière SIC
      • Rémunération
        • En Centrale
        • A l’étranger
      • GPEEC
    • Titulaires et contractuels
      • Agents titulaires
        • Catégorie A+
          • AE
          • CAEMP
        • Catégorie A
          • ASS
          • ASIC
          • SAE
        • Catégorie B
          • SCH
          • SESIC
        • Catégorie C
          • ADJACH
          • ADJTECCH
      • Agents contractuels
      • Agents de droit local
    • Egalité professionnelle
    • Questions immobilières
      • Sites en France
      • Emprises à l’étranger
    • Réformes en cours
      • Etats généraux 2022-2023
  • Dialogue social
    • CSA, formations spécialisées
      • CSAM
      • CSAC
      • Formations spécialisées
        • Ministérielle
        • Centrale
        • Nantaise
        • Etranger
    • CSAPE et CCL
      • Responsables de zone
      • 700 élus CFDT à l’étranger
      • Formations syndicales
      • Missions à l’étranger
    • CAP et CCP 2026 : vos élus
      • Promotions 2025-2026
      • CAP des ASS
    • Autres instances
      • CAS
      • Réunions informelles
  • Syndicat
    • Nos instances
      • Commission exécutive
      • Conseil syndical
      • Commissaire aux comptes
      • Permanence syndicale
    • Nos sections
      • En France
      • A l’étranger
    • Nos congrès
      • 11ème congrès (2022)
    • Nos textes
      • Règlement intérieur
      • Statuts du syndicat
    • Nos comptes
  • Adhérer
  • Français
    • Français
    • English
    • हिन्दी
    • Русский

Archives pour mai 2016

Postes de présence diplomatique : pas de troisième vague en vue

9 mai 2016

Une réunion, le 2 mars dernier a été l’occasion de faire le point avec l’administration. Compte-rendu avec recul :

La séance est présidée par le secrétaire général (SG) entouré du conseiller diplomatique du Gouvernement (CDG) chargé du bilan des postes de présence diplomatique (PPD), de la nouvelle directrice générale de l’administration et de la modernisation (DGAM), du sous-directeur de la politique des ressources humaines (RH1) et de deux chargés de mission. La CFDT-MAE est représentée par Anne Colomb et Thierry Franquin à Paris et Stéphane Basse à Nantes. .

Les PPD s’appuient sur le principe d’universalité du réseau

 En préambule, le SG rappelle que les 25 postes de présence diplomatique ont été mis en place pour permettre un redéploiement, dans un cadre réduit, des moyens du Département vers les nouvelles géographies où le MAEDI doit être présent, tout en conservant l’attachement au principe de l’universalité du réseau. La question posée a donc été celle de savoir si on pouvait mettre en place, de manière intelligente et utile, une forme de présence allégée dans certains pays. Il rappelle que la 1ère vague (Brunei, Cap-Vert, Erythrée, Guinée-Bissao, Honduras, Jamaïque, Kirghizstan, Libéria, Népal, Papouasie-Nouvelle-Guinée, Tadjikistan, Trinité et Tobago, Zambie) concerne plutôt des tout petits postes avec un effectif de 4 à 5 agents tandis que la seconde (Botswana, Fidji, Moldavie, Monténégro, Namibie, Nicaragua, Paraguay, Salvador, Seychelles, Soudan du sud, Suriname, Turkménistan) porte sur des postes avec un format un peu plus important. Il précise que cette méthode souple a été mise en place également par d’autres partenaires.

Un retour d’expérience apprécié mais tardif

Dans ce cadre, le CDG a été chargé d’accompagner et de mieux calibrer les changements de la seconde vague mais aussi – notamment au travers du retour d’expérience des chefs de poste et des agents – de revoir l’ensemble du dispositif et de mettre en place les mesures concrètes validées par le Conseil de direction. Le SG salue le bilan remarquable effectué par le CDG qui rappelle que le rapport rend bien compte des appréciations, des difficultés et des modes de fonctionnement évoqués par les ambassadeurs de la 1ère vague ainsi que par les « régisseurs » (nota bene : nouveau terme des agents C polyvalents). Il indique que cela a également favorisé le dialogue avec la DFAE, la DAF et la DSI.

La CFDT souligne, à l’instar d’autres organisations syndicales, la qualité du travail effectué par le CDG dont le rapport apparaît non seulement très complet mais aussi exprimant un ton libre et transparent. Toutefois, la CFDT regrette qu’une seconde vague de 12 PPD ait été lancée de manière hâtive et prématurée sans attendre les conclusions du bilan de la 1ère vague.

Confirmation du « sur mesure » pour l’ensemble des PPD

  • « Sur mesure » et compétences maintenues ou élargies

Le Secrétaire général indique qu’à la lumière des premiers retours de la 1ère vague des PPD, le dispositif a été adapté afin qu’il n’y ait pas du « prêt-à-porter » pour tout le monde mais bien du « sur mesure » pour chaque poste. En outre, l’activité culturelle des PPD, pratiquement partout, a été maintenue sous la responsabilité du représentant de l’alliance française. En matière économique, certains postes se sont vu doter d’un agent ADL ou d’un VI chargé de ces questions, ce qui ajoute des compétences nouvelles à la disposition des chefs de poste.

  • Abandon du format unique (1A+1C) et relèves des C polyvalents par des B

Le CDG explique que le rapport confirme que le calibrage défini pour la 1ère vague des PPD était beaucoup trop étroit : il ne tenait pas assez compte de la qualité du réseau Internet, d’une part, et était trop optimiste quant à la disparition de la comptabilité publique, d’autre part. A la demande des ambassadeurs, ont été affectés des secrétaires de chancellerie plutôt que des agents C à la fois pour des raisons de binômat, d’intérim du poste en tant que chargé d’affaires mais aussi  d’accès à la qualité de diplomate (passeport diplomatique). Il ressort également de cette étude qu’il convient d’avoir des recrutés locaux assistants d’un niveau suffisant, notamment en matière économique et de ne pas envoyer de volontaires internationaux (VIA) dans les pays difficiles. Pour la 1ère vague, les effectifs RL ont légèrement été revus à la hausse et certaines corrections ont pu être apportées. Pour la 2ème vague, le format retenu au début 2015 a été le suivant : ambassadeur + chargé d’affaires + régisseur (C) même s’il existe également des postes au format plus conséquent.

  • Fermeture estivale et pays « à touristes »

Le CDG rappelle que le sujet de préoccupation majeure des agents concerne la continuité du service public. A cet égard, la circulaire de juillet 2015 a donné la possibilité de fermer, pour quelques semaines, l’ambassade. A l’occasion du drame népalais, est ressortie la problématique des pays à touristes (pour la 1ère vague : le Népal et le Cap-Vert, pour la seconde : les Seychelles et en été le Monténégro).

  • Expérimentation en matière informatique et numérique

La DSI expérimente en matière informatique : il existe des petits postes en Afrique qui ont gardé leur serveur pour des raisons évidentes de sécurité. C’est aussi une expérimentation de la dématérialisation des pièces comptables et de tout le consulaire numérique (régionalisation du réseau et des postes de rattachement).

Pour l’administration, le dispositif « marche »

Le SG rappelle les trois éléments clés qui caractérisent aujourd’hui les PPD : le dispositif fonctionne, des corrections ont été apportées (relèves de C par des B) et les mesures mises en œuvre pourront être étendues aux postes non PPD : dématérialisation et aspect d’appui régional comme d’autres ministères le font déjà. Pour le Conseiller diplomatique, certains ambassadeurs de la 1ère vague ont pu considérer le fait que le passage au format PPD était une punition ou une humiliation. Au contraire, les nouveaux ambassadeurs PPD apprécient d’avoir plus de liberté et d’être moins dans les lourdeurs administratives. Il n’est pas rare de voir des ambassades allemandes ou anglaises, sans compétence « visas », fonctionner avec deux expatriés. Chacun calibre sa présence diplomatique par rapport à ses propres enjeux dans le pays. La réalité, c’est que pour les autorités locales cela ne change pas grand-chose, sauf peut-être en matière de visas.

La CFDT souligne le besoin d’anticipation et de prise en compte du réel

La CFDT souhaite faire part à l’administration de quelques pistes de réflexion à la lecture du rapport du CDG mais aussi des remontées transmises par nos correspondants à l’étranger. Car au-delà de la forte implication des hommes et des femmes de ce ministère, la CFDT retient deux éléments déterminants pour la bonne mise en place des PPD : la nécessaire anticipation d’une part et la prise en compte du réel d’autre part.

  • L’anticipation : Il apparaît peu opportun de transformer le poste au format PPD au moment même des relèves: l’équipe sortante n’est pas toujours motivée tandis que l’équipe entrante subit une situation à laquelle elle n’a pas été associée. La CFDT préconise le recalibrage du poste, quelques mois en amont – au 1er janvier par exemple – afin de mieux préparer la transition par l’équipe sortante et sous le contrôle étroit de Paris et de Nantes.

Pour ce faire, la CFDT suggère la venue systématique d’une mission sur place de l’inspection ou de la DGA au moment où la transformation entre dans sa dernière ligne droite et qui pourrait dresser un inventaire des questions de télécommunications, de licenciements, des archives, de budget, de communauté française, de dimension immobilière, de sécurité, de la Résidence, de dialogue avec les autorités locales et d’articulation avec le poste de rattachement, notamment.

  • La prise en compte du réel

Cette notion est directement connectée à la question des missions dans un PPD, qui sont effectivement censées être réduites. Il reste qu’à l’usage, la réduction des moyens et du format n’agit pas mécaniquement sur le réel.

– En matière de télécommunications et son impact budgétaire (téléphonie, internet, stations « Itinéo ») : il est singulier que DSI retire les moyens existants (Eole) sans se soucier de savoir si le poste peut fonctionner sans standard, sans VSAT et sans internet digne de ce nom. Il est à noter, au passage, qu’il y a en réalité peu ou pas d’économie pour le Département. L’économie sur la VSAT, budget DSI, est largement réduite par les coûts téléphoniques et d’abonnements à une ligne internet haut-débit, budget DAF/MPE.

– En matière consulaire et de sécurité : la CFDT fait remarquer que le « consulaire résiduel » est bien souvent plus mobilisateur en temps et en énergie que le consulaire « du quotidien ». En effet, les PPD sont toujours chargés de la protection consulaire de proximité des Français de passage (délivrance de laissez-passer) et de rassurer les familles affolées qui sont sans nouvelles de leurs proches, des adoptions, des bureaux de vote en 2017 et continuent de recevoir des demandes de recouvrement de créances hospitalières. Les PPD établissent aussi des certificats de vie et visitent également les prisonniers.

En général l’information est donnée en amont à la communauté française. Encore faut-il accompagner cette transition, traiter les pétitions (souvent relayées au niveau des élus) et mettre en place, au préalable, les mécanismes de substitution pour le poste de rattachement, déjà très souvent submergé et pour lequel la gestion des publics consulaires relève parfois d’un autre espace linguistique. S’y ajoutent, pour certains PPD ayant une frontière maritime, les affaires maritimes.

– En matière d’affaires politiques et de diplomatie économique qui représentent le « cœur de métier » des PPD, il faut savoir qu’en plus de l’analyse politique, les commandes du Département continuent à affluer : candidatures françaises dans les postes multilatéraux (OMS) et démarches diverses dans bien des domaines diplomatiques et actions à entreprendre au titre de « Goût de France », d’ambassade verte, de la mise à jour du site internet, de l’ouverture d’un compte twitter, etc. La COP21 a été, également, très mobilisatrice.

La CFDT recommande des réunions d’information pour sensibiliser les directions politiques à la réalité des ressources réduites des PPD. La CFDT constate que les directions géographiques n’ont pas forcément conscience de la réduction de ces moyens.

 – En matière de personnel et de continuité du poste : Les informations transmises par la DRH nous l’indiquent et cela est confirmé aujourd’hui par le CDG, il est souhaitable de doter les PPD d’un agent B ou A pour nourrir l’équilibre de l’échange, de la réflexion interne et de l’action du poste mais aussi pour fonctionner en mode chargé d’affaires. En attendant ces transformations de postes de C en B, qui ne seront effectifs qu’au moment des relèves, il n’existe donc pas de vis-à-vis politique, ni de chargé d’affaires quand l’ambassadeur est hors du pays. Quand l’agent C est lui aussi absent, l’ambassade est fermée. C’est une thématique qui frappe plusieurs PPD de la première vague ; il semblerait qu’on en tienne compte pour la seconde. Enfin, il serait souhaitable qu’une attention particulière soit portée sur le dialogue social, sur la formation, sur les agents C polyvalents en termes de carrière et de rémunération et sur les sujétions particulières propres à un PPD pour les recrutés locaux ainsi que pour le poste de rattachement.

Réponses de l’administration et principaux points soulevés en séance par les OS

  • Sur le caractère hâtif et prématuré de la seconde vague : Le Secrétaire général souligne que la seconde vague a été très étudiée et qu’elle a fait l’objet de beaucoup d’itérations. Il est donc inexact de dire qu’elle a été lancée de manière hâtive.
  • Sur l’anticipation en matière consulaire et comptable et la nécessaire préparation avec le poste de rattachement : Pour le CDG et en ce qui concerne les bascules consulaires, cela incombe, effectivement, à l’équipe descendante à qui il revient de fermer la section. En matière comptable, dont DAF/2 indique la forte contrainte de calendrier, il existe deux écoles. Si le basculement est effectué par l’équipe sortante, il existera la tentation pour cette dernière de passer sous silence certaines opérations et si c’est l’équipe montante, elle devra impérativement s’assurer d’avoir bien récupéré toutes les factures en attente et d’avoir déménagé dans les nouveaux locaux. Quelques agents initialement affectés sur des fonctions de secrétariat d’ambassadeur et nommés régisseurs lors du passage au format PPD ont pu être désagréablement surpris. En réalité, ce sont les RL qui effectuent ce travail et le format prévu de l’équipe du PPD soit 1A, 1B et 1C ou 1A, 1B et 2/3 RL est suffisant pour assumer les tâches de comptabilité. Quant à la préparation avec les postes de rattachement, le CDG constate qu’elle n’a pas toujours été formidable lors du lancement de la 1ère vague. Il illustre son propos en citant le cas des demandeurs de visa Papous obligés d’aller en Australie pour présenter leur dossier alors qu’ils ont également besoin d’un visa pour entrer sur le territoire australien. Entre-temps, d’autres postes de la région ont pu délivrer des visas aux Papous. Avec l’accord du poste de Port Moresby, l’administration est en train de revoir le dispositif de rattachement.
  • Sur la prise en compte du réel : le consulaire « résiduel », le « cœur » de métier, la rémunération et la formation des personnels et le dialogue social en poste : L’expression « consulaire résiduel » fait référence à la DFAE qui recense les pièces délivrées et normées (passeports, CNI, visas…). Le réel, c’est qu’il y a des Français en difficulté que les collègues en poste doivent gérer. Le consulaire résiduel peut être extrêmement lourd et chronophage, c’est ce qui avait été anticipé sur le Népal où le poste de Katmandou bénéficie d’un RL qui est chargé de la protection de nos compatriotes. C’est une fonction qui doit être assurée dans tous les cas et cela concerne aussi le devoir d’assistance aux ressortissants européens des pays membres de l’UE. Sur le « cœur de métier » et les démarches et les actions à mener : si un poste estime ne pas être en mesure de les réaliser, il faut vraiment qu’il refuse car cette possibilité est inscrite dans la circulaire du Secrétaire général. Chaque poste PPD étant différent, il est tout de même intéressant qu’il soit associé à tout ce qui se passe et reçoive les commandes. L’information arrive aux PPD à qui il revient de faire le tri, sans aucune hésitation. Pour conclure, le Secrétaire général souligne qu’il existe une différence entre ce qui est demandé aux PPD et les autres postes : il existe d’une part un plan d’action simplifié et d’autre part « un ambassadeur a la faculté de dire non ». Pour la rémunération des agents affectés dans les PPD, la DAF en tient compte, depuis le mois de janvier, à travers l’augmentation des IRE des pays concernés ( cela fait référence au reclassement annuel des IRE par la DAF). Pour les postes de la seconde vague, cela sera réalisé en 2017. Le dialogue social est important pour le management de la petite équipe et cela a été souligné, d’ailleurs, par plusieurs ambassadeurs. A ce sujet, les minutes du DSP de certains postes sont à transmettre utilement aux agents entrants, lors des relèves. Quand les postes tiennent et organisent les réunions sociales obligatoires cela permet de faire un brainstorming et d’aménager leur organisation et leur mode de fonctionnement de manière sereine.
  • Sur une éventuelle extension du dispositif des PPD: A ce stade, le SG indique qu’il n’est pas prévu de 3ème vague de transformation de postes en PPD. Par contre, il est envisageable d’étendre à des postes non PPD des méthodes nouvelles développées dans le cadre de ce nouveau dispositif comme celles des simplifications administratives et comptables.
  • Sur la qualité des chefs de poste de PPD : Le SG souligne que cela ne concerne pas forcément des ambassadeurs expérimentés mais aussi des jeunes chefs de poste ayant exercé des fonctions d’encadrement. Ces profils sont bons et ils sont capables d’emporter une équipe dans des conditions qui se situent hors des sentiers battus. Pour les meilleurs d’entre eux, cela peut constituer un très bon premier poste et tout cela sera regardé de près par le comité de sélection. La DGAM précise, en matière de ressources humaines, que les chefs de poste doivent avoir, comme qualité première, envie d’exercer ces fonctions dans un contexte très particulier, comme cela est le cas pour un certain nombre de chefs de poste actuels qui y trouvent intérêt et parfois plaisir. Les ambassadeurs doivent être des hommes-orchestres avec une équipe réduite très mobile et extrêmement réactive. Ils doivent être capables de jouer sur une gamme étendue de compétences et en prise directe avec l’ensemble des sujets, que ceux-ci soient consulaires, culturels ou comptables.
  • Sur la valorisation de l’expérience en PPD : La DGAM estime qu’en dehors du chef de poste, il convient pour les autres agents de catégorie A, B ou C – et la DRH l’a bien à l’esprit – que cette expérience soit reconnue et valorisée. Elle le sera dans le cadre de l’individualisation des parcours mis en place afin de prendre en compte la richesse des parcours de chacun des agents. Cela constituera un élément important qui sera pris en considération lorsqu’un agent fera un vœu pour la transparence étranger ou centrale.
  • Sur les économies réalisées et la mise à disposition d’un bilan financier : Le CDG précise, en ce qui concerne les économies réalisées par le nouveau format PPD, que le gain, pour le ministère, est bien en termes d’effectifs (ETP) et de masse salariale et non pas en crédits de fonctionnement. En ce qui concerne les effectifs des PPD, on a supprimé autant de postes d’expatriés G2, G3 et G4 que de postes de RL. Le bilan budgétaire se trouve donc bien là et non en dépenses de fonctionnement qui, elles, n’ont quasiment pas baissé à cause du recours à l’externalisation (notamment la colocalisation des locaux avec l’Union européenne ou avec un pays membre de l’Union). La DGAM est tout à fait favorable à la remise d’un tel tableau lors du prochain CTM et de pouvoir échanger sur ce thème avec les organisations syndicales.
  • Sur l’information des élus et l’extension des agences consulaires : Les élus et les sénateurs de l’étranger suivent la question des PPD de très près. Début 2015, le regard des élus représentants des Français à l’étranger se portait plutôt sur le consulat général d’Edimbourg (pm. poste transformé en consulat d’influence). Les élus d’Amérique latine sont très présents car parmi les postes PPD, c’est au Paraguay que l’on rencontre la plus forte communauté française (1 500 Français inscrits dont 47% de binationaux), d’où le choix de garder 3 RL assistants. Les élus sont naturellement enclins à demander la présence supplémentaire de consuls honoraires. Augmenter les agents consulaires n’est pas forcément la solution sachant que l’ambassadeur d’un PPD et son équipe doivent pouvoir distribuer les documents demandés comme il est prévu dans le cadre de leur mission. Un archipel avec des îles éloignées et pas d’accès facile justifie, quand il y a des touristes, la présence d’un consul honoraire qui permet de résoudre déjà pas mal de problèmes d’urgence avant que le poste ne soit impliqué.
  • Sur l’idée de régionalisation : L’idée de régionalisation est importante et c’est vers le cadre régional qu’il faut se tourner tout en ayant en tête qu’il n’y a pas que des grands postes régionaux (ex : Panama, Sainte-Lucie). Le consulat à Johannesburg est redevenu CG, ce qui montre comment la DFAE peut redéployer ses personnels.
  • Sur la formation des agents affectés en PPD: Pour DAF/2, les formations ont déjà été faites, cela est acquis. C’est plutôt les formations de la DCP et de la DSI qu’il convient de mettre en avant avec les nouveaux partants. Au niveau de la formation, il est prévu des actions très pratiques et techniques, en particulier au moment de la conférence des ambassadeurs. Il existe un besoin de formation de la DCP en faveur des agents expatriés sur le sujet des sites internet. Il existe des pays PPD où l’actualité ne permet pas de nourrir convenablement un site internet. En revanche, pour d’autres, cela est possible, y compris pour alimenter les réseaux sociaux. Il faut également que la DSI prévoie une formation au niveau de la manipulation des appareils et des outils informatiques pour que les agents sachent correctement s’en servir.
  • Sur les missions de renfort et les pays « à touristes »: Les missions de renfort ne concernent que des postes à touristes où le schéma PDD est inférieur à trois expatriés. Dans les autres, l’ambassadeur peut mobiliser une équipe compacte d’agents expatriés incluant le directeur de l’alliance française et dans deux postes africains, le CSO qui peuvent rendre des services. RH2 doit faire une note diplomatique pour demander les calendriers de congés et étudier les demandes éventuelles de missions de renfort sachant que certains pays sont déjà fléchés comme potentiellement demandeurs car il existe un vrai besoin. Il s’agit notamment des pays où la fréquentation touristique est forte et où il convient d’être particulièrement vigilant (tourisme aisé aux Seychelles ou plus populaire au Cap-Vert).
  • Sur les problèmes de sécurité : La sécurité reste un point de vigilance mais cela était déjà le cas, avant la mise en place des PPD, dans des pays où les autorités locales ne sont pas toujours à la hauteur et où l’environnement ou l’isolement reste tout de même un souci. Pour les 3 pays qui se sentent en insécurité, il a été trouvé des solutions (CSO et immobilier).
  • Sur les problèmes d’informatique et de communications : Un RL peut avoir un Itinéo pour gérer les rendez-vous du chef de poste et aussi utiliser, tout comme les VI, les stations Internet de l’ancien poste (non sécurisées mais protégées avec un antivirus) afin d’effectuer d’autres tâches. On a enlevé les VSAT, ce qui constitue un réel problème pour les postes. Le RL comptable, hors connexion, peut faire ses premières saisies dans Itinéo avant de donner la tablette au secrétaire de chancellerie, qui, étant régisseur, vérifiera et validera, ce qui fera beaucoup moins d’écritures dans le mois.
  • Sur les postes de rattachement : Le CDG précise qu’en ce qui concerne le soutien nécessaire des postes de rattachement et la réduction des effectifs, oui effectivement, c’est le moment d’établir une cartographie régionale et de voir s’il existe des demandes à ce sujet. En tout cas, cela ne coûte pas cher au poste de rattachement d’organiser des tournées consulaires qui ne demandent simplement que du temps et donc de la ressource humaine plutôt que des dépenses budgétaires. Les communautés françaises concernées ont compris qu’il n’était pas utile de maintenir un dispositif permanent sur place pour quelques délivrances consulaires. Il est suffisant, une fois par trimestre, qu’un agent du consulat de Johannesburg passe dans un des PPD dépendant de sa circonscription consulaire, 24 ou 48 heures sur place, afin de traiter ces demandes. Il y a d’autres pays, en revanche, où cela reste plus compliqué.
  • Sur les visas long séjour et les visas DROM-CTOM : Le CDG admet que reste un problème « dur » les visas long séjour et les visas, très peu sécurisés, des Départements et Régions d’Outre-Mer – Collectivités et Territoires d’Outre-Mer. A cet égard, le Suriname gardera sa section consulaire tant que l’on n’aura pas trouvé un système pour rentrer en Guyane et prendre l’avion à Cayenne. Cela ne sert à rien que le Consulat des Pays-Bas à Paramaribo vous donne le visa Schengen pour la France si vous ne pouvez pas rentrer en Guyane. Il convient de réfléchir à une approche pour les DROM et les CTOM, comme cela est signalé dans le rapport. Pour les visas long séjour, on commence à trouver des solutions et cela peut aller de l’itinérance des moyens de captation aux systèmes groupés comme en Amérique latine et centrale (lycées français).

 

En annonçant la fin du « prêt à porter » pour du « sur mesure », le Secrétaire général a confirmé l’aménagement du dispositif des PPD tant pour les postes de la première vague que ceux de la seconde. Le sacro-saint format uniforme 1A + 1C, mis en place dans les premiers postes de présence diplomatique, n’est plus la norme et bon nombre de ces postes verront, lors des relèves, la transformation du poste de C polyvalent en emploi de catégorie B. Par ailleurs, la CFDT milite pour un format « ABC » dans les PPD qui le nécessitent (création d’un poste supplémentaire). Tout en soulignant la qualité du rapport présenté par l’administration, la CFDT regrette que le bilan de la première vague n’ait pu être effectué plus tôt et en amont du lancement de la deuxième, ce qui aurait permis d’abréger la période d’expérimentation et de tâtonnements notamment en matière consulaire et de communications. La CFDT note, avec satisfaction, qu’aucune troisième vague de PPD n’est prévue pour le moment mais restera vigilante sur une éventuelle étendue du dispositif et au-delà sur la volonté affichée par l’administration de régionalisation de notre réseau diplomatique et consulaire.

 

Thèmes : PPDFTA

La « LDS » de mai, nouvelle formule, est en ligne !

9 mai 2016

Retrouvez la livraison de mai de « La lettre du Syndicat« , dont la maquette a été repensée et/mais conserve ses points de repères habituels !

Au sommaire :

  • La question des délais de route,
  • « Rideau de fer sur la DSI« ,
  • Transparence 2016 et critères d’affectation,
  • Règlements intérieurs en administration centrale,
  • « Nos très chères ambassades« ,

…et vos rubriques « vie des sections » « calendrier », « FAQ » etc.

En suivant ce lien : mai 2016 validé

 

Thèmes : LDS

Contexte morose et suppressions des visas de sortie : l’administration abat un rideau de fer sur la DSI

5 mai 2016

Bilan du marasme de la gestion des corps SIC.

Allongement du temps de la première affectation en Centrale, inquiétudes sur la façon dont les primes d’expertise technique seront versées lors du passage au RIFSEEP, absence de perspectives de carrière, menace de disparition par la noyade dans le corps interministériel, des ISIC, politique de recrutement illisible et passablement inquiétante, quasi absence de dialogue social, cela fait beaucoup pour un corps dont de nombreux agents restent malgré tout largement attachés à leur ministère.

Cependant, face à la fuite des cerveaux dont ce contexte morose est responsable, l’administration répond par l’autoritarisme. Elle invoque la sacro-sainte raison de service pour empêcher les nouveaux candidats désireux de mettre en œuvre leur droit à  la mobilité professionnelle, pensant ainsi masquer une incapacité à gérer les effectifs et à anticiper leur évolution. Où est la GPEEC attendue depuis 10 ans ? Où sont les promesses du grand projet MAEDI 21 ? La CFDT appelle de ses vœux que les plans de l’autoroute du bon sens et de la bonne gestion  convergent avec la réalité et que le dialogue social soit rétabli.

 

 

Depuis 2016, deux ASIC ont déjà fait le choix de quitter temporairement la DSI ; qui pour rejoindre les services de l’Elysée, qui pour un poste de chargé de mission stratégique dans le secteur privé. Au total, une dizaine de candidats au départ inquiète d’ores et déjà l’administration qui répond par un blocage de principe qui relèverait du systématique. En mars 2016, la DRH publie une offre d’emploi de responsable de l’équipe de sécurité informatique pour le SEAE. Qui, au ministère, plus qu’un ASIC, pourrait postuler sur ce type d’emploi technique ? Ni une ni deux, les candidats se présentent mais sont renvoyés aussi sec dans leurs cordes : la raison de service est souveraine. Un plafond d’emploi non atteint, une difficulté à recruter sont les raisons qui conduisent l’administration à priver les ASIC de sortie.

Considérons au contraire à quel point il est souhaitable de valoriser la démarche de mobilité. Concentrons-nous sur l’intérêt mutuel de l’administration et des agents à la diversification des carrières et à l’oxygénation des corps. Mais ce point de cristallisation éclipse en réalité plusieurs problématiques de fond.

Cette propension de certains à découvrir d’autres horizons est en effet motivée par un contexte professionnel difficile qu’ensemble, nous pourrions cependant améliorer si un réel dialogue était rétabli.

 

 

  • Des départs en poste toujours plus incertains

Tout d’abord le temps de présence de la première affectation en administration Centrale en continuelle augmentation est un facteur de démotivation chez les agents récemment arrivés. L’incertitude anxiogène liée à la constante évolution de cette durée ne permet pas aux agents de se projeter sereinement dans l’avenir. Si l’état du ratio entre nombre d’agents dans le corps (100) et nombre de postes proposés à l’étranger (31) est un fait et n’est remis en cause par personne, il n’est pas acceptable que le critère discriminant qui préside à la priorisation des départs soit celui de « non-primo-partant ».

Soulignons l’effort appréciable de la DRH qui semblait avoir pris en partie la mesure de cette difficulté dans l’exercice de transparence 2016 où était annoncée la création de 4 postes d’adjoints. Malgré ces efforts,  plusieurs ASIC non dérogatoires sont restés sur le bas-côté de la transparence et viendront gonfler les rangs déjà fournis des prochains candidats au départ 2017. Dans le même temps, un poste-à-poste a encore été accordé cette année, retardant d’autant le départ d’un candidat éligible au départ.

Qu’en sera-t-il pour 2017 ? Une douzaine de candidats sont en lice et seul un poste d’adjoint se libérerait. L’équation semble difficilement pouvoir être résolue sans une politique volontariste de l’administration. La question posée lors du groupe de travail de janvier 2016 et reste à ce jour sans réponse.

Il semble évident de considérer que si certains CRASIC de grande taille nécessitent un responsable expérimenté, la notion de « primo-partant » ne permet pas de répondre au défi posé par la transparence des ASIC.

Les ASIC, sont des agents de catégorie A, souvent de niveau ingénieur, Bac+5 ou plus encore et sont recrutés pour leur potentiel ou encore leurs compétences de manager acquises lors d’expériences professionnelles antérieures. Ils sont appelés à exercer des fonctions à responsabilité en Centrale (budgets importants, encadrement d’équipe, forte exposition, expertise technique à responsabilité). On comprend mal pour quels motifs ils ne pourraient pas assurer le rôle de chef de CRASIC à l’occasion d’une première expatriation, compte tenu notamment de l’allongement de la durée des affectations en Centrale et donc du renforcement des ces compétences.

Il semble ainsi nécessaire à la CFDT que l’administration prenne en compte les profils des agents afin de pouvoir les affecter au besoin sur des postes correspondant à leurs compétences,  à  savoir soit sur de nouveaux postes d’adjoint soit sur des postes de responsable de CRASIC.

Il reste à saluer la démarche de la DRH qui propose pour la rentrée 2017 que le poste d’affectataire des ressources de la DSI soit assuré par un SAE et non plus par un SESIC. Gageons que ce choix permette une gestion plus symétrique des ressources par rapport aux autres corps du ministère de catégorie équivalente.

 

  • Une politique de recrutement illisible

Par ailleurs, une meilleure lisibilité au niveau du recrutement serait souhaitable. Malgré le fait que les organisations syndicales aient pointé du doigt à plusieurs reprises le danger de faire miroiter aux futurs ASIC des carrières d’expatriés pour attirer les jeunes diplômés, cette année encore, le volant d’information faisait figurer « l’obligation du séjour à l’étranger » pour les SESIC comme pour les ASIC. Il n’est donc pas étonnant que la grande majorité des ASIC recrutés ces dernières années se pressent au portillon de la transparence : c’est un des moteurs de leur motivation et de surcroît, un de ceux qui a d’ailleurs contribué à les sélectionner !

Le projet MAEDI 21 présentait, avec raison, le besoin de réforme des concours. Comme la CFDT l’a déjà indiqué dès la parution du projet de réforme des concours de la filière SIC, la copie était à revoir. Aucun retour n’a jamais été fait à ce sujet. Cette réforme loufoque a été accompagnée d’une suppression du concours ASIC qui aurait dû avoir lieu en 2016. Là encore, on cherche la cohérence de cette gesticulation tous azimuts. La question aurait pu être traitée en groupe de travail, comme cela avait été proposé. La CFDT demande que le prochain groupe de travail prévoie à l’ordre du jour un point sur cette réforme.

Enfin, l’accueil des nouveaux arrivants qui se retrouvent catapultés pour la grande majorité sur des postes qui ne correspondent ni à leurs attentes ni à leurs compétences pourrait grandement être amélioré. Une rencontre entre les lauréats et les chefs de service pourrait être organisée par la DRH avant les affectations, comme cela se fait au ministère de la Défense par exemple.

Notons en passant les bienfaits de la participation des ASIC à l’IDC en ce qu’elle contribue à renforcer le processus d’intégration dans la maison et qu’elle participe au rapprochement de la gestion des ASIC avec celle des SAE.

 

  • Des primes de qualification techniques menacées

L’absence d’éclairage sur la façon dont le RIFSEEP sera mis en œuvre pour la DSI est pour le moins inquiétante, à 8 mois de la date butoir d’application de la réforme. C’est en effet la question de l’articulation des primes de qualification informatique avec ce dispositif qui est posée : quelle solution la DRH a-t-elle prévue pour que des agents qualifiés conservent les primes informatiques lors du passage au RIFSEEP ?

Nous sommes pleinement disposés à participer à des échanges avec l’administration sur la façon dont le RIFSEEP pourrait être appliqué. Ce serait là aussi l’occasion rêvée de lancer enfin le chantier tant attendu de la cartographie des compétences pour donner corps à une future GPEEC qui joue l’arlésienne depuis trop longtemps.

S’ajoute à cette question le refus de l’administration de laisser les agents participer aux préparations des concours organisés par Bercy pour obtenir ces fameuses qualifications. Ce traitement injuste rompt le principe d’égalité entre fonctionnaires. Le tir doit être corrigé.

 

  • Gestion des compétences qui se fait attendre

L’absence de cartographie des compétences pénalise l’organisation de la DSI, car elle fait obstacle à la gestion efficace des ressources. La façon dont la rubrique « informatique » est présentée dans l’autoévaluation FANEV en a laissé perplexe plus d’un lors de son renseignement. Cela  dénote d’une certaine méconnaissance des métiers SIC. Décliner les compétences « informatiques » dans FANEV en lien avec la réalité des métiers serait une excellente base pour la mise en œuvre de la GPEEC.

Les SESIC et les ASIC occupent aujourd’hui indifféremment les mêmes postes, à l’exception des postes d’encadrement.  Il serait intéressant d’avoir une réflexion sur ce qui distingue, tant d’un point de vue fonctionnel qu’en termes de compétences attendues, un SESIC ou d’un ASIC. Dans la mesure où les SESIC disposent déjà d’une expertise technique, les ASIC devraient pouvoir tout au long de leur carrière, acquérir puis renforcer leurs compétences managériales.

 

  • Perspectives de carrière bouchées

Bien sûr, les jeunes ASIC ne sont pas les seuls victimes de cette gestion déconcertante. Leurs perspectives de carrière ne sont guère élaborées et on ne peut que regretter l’absence du passage d’ASIC dans les corps des conseillers depuis une dizaine d’années. Pour un ASIC expérimenté, que souhaiter d’autre qu’un nouveau départ à l’étranger, même après avoir exercé des fonctions à haute responsabilité en Centrale ?

Réfléchissons ensemble à des passerelles ainsi qu’à des parcours envisageables vers des métiers pour lesquels l’administration a besoin de candidatures (maîtrise d’ouvrage côté métier, gestion financière,  rédacteur sur des problématiques techniques etc.) La DRH devrait pouvoir identifier des profils qui répondraient brillamment à ces besoins spécifiques. La fusion des corps SAE/ASIC et SCH/SESIC permettra cette fluidité.

  • L’interministériel : non merci

Le spectre de l’interministériel rôde et chaque rencontre avec l’administration est l’occasion de rappeler la revendication intersyndicale ferme et déterminée de la fusion des corps ASIC avec SAE et SESIC avec SCH sous forme d’une filière technique.

  • Dialogue social en trompe-l’œil

L’absence totale de réponse de la part de la hiérarchie DSI et/ou DRH à des questionnements divers émis par les agents, notamment suite à l’exercice de transparence (les candidats non retenus pour un départ en septembre 2016 n’ont toujours reçu notification de la décision prise…) n’est pas acceptable.

Le groupe de travail SIC est une pantalonnade : trop rarement convoqué, mal, voire pas préparé du tout ou encore repoussé au dernier moment. Un véritable dialogue social doit reprendre, au cours duquel il s’agit de débattre plus que de servir de chambre d’enregistrement et dans lequel les réflexions peuvent être développées et échangées véritablement et non juxtaposées sans aucun effet ultérieur.

 

Conclusion

Le numérique est un des enjeux centraux de la modernisation du ministère, il est crucial d’aborder la question de ses ressources humaines avec cohérence, volontarisme et concertation.

Trouver les vecteurs de motivation qui permettront d’asseoir les métiers SIC au Département est fondamental pour conserver l’attractivité du corps, un recrutement de haut niveau, et donc l’efficacité de notre DSI au service de la diplomatie française.

Cette efficacité est certes réelle, mais le fonctionnement de la DSI se délite : redressons ensemble la barre et suivons avec vigilance le cap que nous fixe l’initiative MAEDI 21, dont 10 objectifs concernent directement la DSI, avant que l’esquif ne se brise sur les écueils de l’autoritarisme, de la perte de spécialisation et du désintérêt.

Thèmes : ASIC

« Page précédente
  • CFDT-MAE : Qui sommes-nous ?
  • Nos instances
  • Nous contacter
  • Adhérer à la CFDT-MAE
  • Devenir permanent syndical
  • Rejoignez-nous 1/2 journée ou 1 journée par semaine en 2026

Marylise Léon présente la CFDT

https://youtu.be/mLU9Wqmyico

NOS 5 PRECEDENTS ARTICLES

Hausse des carburants : la mobilisation de la CFDT-MAE porte ses fruits !

Campagne d’évaluation 2026 : reprenez le pouvoir sur votre entretien professionnel !

PSC/MGEN : La CFDT-MAE et 6 autres syndicats exigent des améliorations concrètes et rapides !

La CFDT-MAE écrit au DGAM pour demander le renforcement des effectifs du CSRH et la création d’un pôle d’agents de renfort

Enquête sur la restauration à Nantes : les agents attendent encore des améliorations de la part du nouveau prestataire !

Navigation des articles

Articles plus anciens
Articles plus récents

> Toutes nos publications

Archives

Liens utiles

  • CFDT Fédération Interco
  • CFDT Fonctions publiques
  • CFDT Confédération
  • SGEN-CFDT de l’étranger
  • Les amiantés du Tripode
  • Assemblée des Français à l’Etranger
  • Le Sénat au service des Français à l’étranger
  • Les députés de l’étranger

Calendrier

mai 2016
L M M J V S D
 1
2345678
9101112131415
16171819202122
23242526272829
3031  
« Avr   Juin »

Mots clés

ADL Administration centrale Affectations Agent contractuel agents de l'état agents publics agents titulaires Amiante ASIC CAP Catégorie A Catégorie B Catégorie C CCL Conditions de travail Congrès covid-19 CSAM CTAC CTM Dialogue social DSP Débats Expatriation Formation GPEEC Grève Immobilier LDS Nantes Postes à l'étranger Primes Promotions Recrutés locaux Retraite RGPP rifseep Rémunération réseau Réseau consulaire Santé au travail Section Nantes SESIC Temps de travail Télétravail

Arborescence

  • Action syndicale (195)
  • Actualités (1 033)
    • Lettre du Syndicat (LDS) (106)
    • Nos publications 2021-2023 (215)
    • Nos publications 2024 (62)
    • Nos publications 2025 (112)
    • Nos publications 2026 (37)
  • Affiches (6)
  • centrale (24)
  • Congrès (9)
  • Conseils syndicaux (12)
  • Dialogue social (664)
    • Autres instances (74)
      • ADOS (1)
      • CAS (42)
      • Réunions informelles (31)
    • CAP et CCL (16)
    • CSA et formations spécialisées (419)
      • CSAC (106)
      • CSAM (260)
      • Formations spécialisées (73)
        • Centrale (25)
        • Etranger (9)
        • Ministérielle (31)
        • Nantaise (20)
    • CSAPE et CCL (118)
      • Formations syndicales (14)
      • Missions à l'étranger (18)
  • Intelligence artificielle (1)
  • La CFDT au MAE (90)
  • Le syndicat (338)
    • Nos congrès (12)
    • Nos sections (293)
      • A l'étranger (111)
        • Abidjan (2)
        • Amman (2)
        • Annaba (1)
        • Brésil (4)
        • Bruxelles (3)
        • Bucarest (2)
        • Casablanca (1)
        • Dublin (1)
        • Inde (7)
        • Le Caire (13)
        • Lomé (7)
        • Moscou (2)
        • N'Djamena (1)
        • Oran (5)
        • Ouagadougou (2)
        • Royaume-Uni (5)
        • Santiago du Chili (1)
        • Tananarive (7)
        • Tunis (5)
        • Turquie (5)
        • Yaoundé (4)
      • En France (177)
        • Nantes (99)
        • Paris (75)
  • Liens utiles (2)
  • Nos comptes (6)
  • Nos revendications (1 095)
    • Egalité professionnelle (25)
    • Parcours, emplois et métiers (739)
      • GPEEC (42)
      • Métiers et filières (178)
        • Métiers culturels et de coopération (78)
        • Métiers de la filière SIC (26)
        • Métiers diplomatiques et consulaires (116)
      • Parcours professionnels (290)
        • Affectations (58)
        • Conditions d'expatriation (83)
        • Evaluation et promotion (39)
        • Formation professionnelle (32)
        • Retraite (50)
      • Qualité de vie au travail (306)
        • Congés et CET (20)
          • Congé menstruel (6)
        • Management (7)
        • Santé au travail (186)
          • Discriminations (49)
            • LGBT+ (4)
            • Situation de handicap (8)
          • Risques au travail (92)
            • Prévention des risques (38)
            • Risques physiques (38)
              • Amiante (21)
            • Risques psychosociaux (56)
          • Sécurité (11)
          • Violences sexistes et sexuelles (2)
        • Temps de travail (111)
          • Charte du temps (19)
          • Semaine de/en 4 jours (4)
          • Sujétions en poste (7)
          • Télétravail (18)
      • Rémunération (180)
        • Rémunération Centrale (85)
        • Rémunération Etranger (103)
    • Questions immobilières (59)
      • Emprises à l'étranger (3)
      • Sites en France (31)
        • Spallis (6)
    • Réformes en cours (82)
      • Etats généraux 2022-2023 (12)
    • Titulaires et contractuels (604)
      • Agents contractuels (125)
      • Agents titulaires (305)
        • Catégorie A (126)
          • Assistants de service social (18)
          • Attachés des systèmes d'information et de communication (38)
          • Secrétaires des affaires étrangères (30)
        • Catégorie A+ (38)
          • Administrateurs de l’État (23)
          • Conseillers des affaires étrangères et ministres plénipotentiaires (29)
        • Catégorie B (118)
          • Secrétaires de chancellerie (60)
          • Secrétaires des systèmes d'information et de communication (56)
        • Catégorie C (98)
          • Adjoints administratifs de Chancellerie (72)
          • Adjoints techniques de Chancellerie (34)
      • Recrutés locaux (155)
  • Nous connaître (104)
    • Les amiantés du Tripode (15)
    • Nos enquêtes et Webinaires (37)
    • Nos résultats (40)
  • permanent (10)
  • Presse (12)
  • Publications (29)
    • Guides (5)
    • Le Point sur (1)
    • Mémos (4)

Articles récents

  • La CFDT-MAE engagée contre le sexisme et la menace masculiniste.
  • Fortes chaleurs et conditions de travail : comment vous protéger ?
  • 12ᵉ Congrès de la CFDT-MAE à Nantes (juin 2026) : un cap partagé pour la mandature 2026-2030
  • Transfert de la réponse téléphonique du SCEC vers SFC : Une réforme « perdant-perdant » !
  • Fusion CSP/DEP et SFACT : La CFDT-MAE interpelle le DRH sur la création du CGF

Commentaires récents

    Archives

    • juillet 2026
    • juin 2026
    • mai 2026
    • avril 2026
    • mars 2026
    • février 2026
    • janvier 2026
    • décembre 2025
    • novembre 2025
    • octobre 2025
    • septembre 2025
    • août 2025
    • juillet 2025
    • juin 2025
    • mai 2025
    • avril 2025
    • mars 2025
    • février 2025
    • janvier 2025
    • décembre 2024
    • novembre 2024
    • octobre 2024
    • septembre 2024
    • août 2024
    • juillet 2024
    • juin 2024
    • mai 2024
    • avril 2024
    • mars 2024
    • février 2024
    • janvier 2024
    • décembre 2023
    • novembre 2023
    • octobre 2023
    • septembre 2023
    • août 2023
    • juillet 2023
    • juin 2023
    • mai 2023
    • avril 2023
    • mars 2023
    • février 2023
    • janvier 2023
    • décembre 2022
    • novembre 2022
    • octobre 2022
    • septembre 2022
    • août 2022
    • juillet 2022
    • juin 2022
    • mai 2022
    • avril 2022
    • mars 2022
    • février 2022
    • janvier 2022
    • décembre 2021
    • novembre 2021
    • octobre 2021
    • septembre 2021
    • août 2021
    • juillet 2021
    • juin 2021
    • mai 2021
    • avril 2021
    • mars 2021
    • février 2021
    • janvier 2021
    • décembre 2020
    • novembre 2020
    • octobre 2020
    • septembre 2020
    • août 2020
    • juillet 2020
    • juin 2020
    • mai 2020
    • avril 2020
    • mars 2020
    • août 2019
    • juillet 2019
    • juin 2019
    • mai 2019
    • avril 2019
    • mars 2019
    • février 2019
    • janvier 2019
    • décembre 2018
    • novembre 2018
    • octobre 2018
    • septembre 2018
    • août 2018
    • juillet 2018
    • juin 2018
    • mai 2018
    • avril 2018
    • mars 2018
    • février 2018
    • janvier 2018
    • décembre 2017
    • novembre 2017
    • octobre 2017
    • septembre 2017
    • août 2017
    • juillet 2017
    • juin 2017
    • mai 2017
    • avril 2017
    • mars 2017
    • février 2017
    • janvier 2017
    • décembre 2016
    • novembre 2016
    • octobre 2016
    • septembre 2016
    • août 2016
    • juillet 2016
    • juin 2016
    • mai 2016
    • avril 2016
    • mars 2016
    • février 2016
    • janvier 2016
    • décembre 2015
    • novembre 2015
    • octobre 2015
    • septembre 2015
    • août 2015
    • juillet 2015
    • juin 2015
    • mai 2015
    • avril 2015
    • mars 2015
    • février 2015
    • janvier 2015
    • décembre 2014
    • novembre 2014
    • octobre 2014
    • septembre 2014
    • août 2014
    • juillet 2014
    • juin 2014
    • mai 2014
    • avril 2014
    • mars 2014
    • février 2014
    • janvier 2014
    • décembre 2013
    • novembre 2013
    • octobre 2013
    • septembre 2013
    • août 2013
    • juillet 2013
    • juin 2013
    • mai 2013
    • avril 2013
    • mars 2013
    • février 2013
    • janvier 2013
    • décembre 2012
    • novembre 2012
    • octobre 2012
    • septembre 2012
    • août 2012
    • juillet 2012
    • juin 2012
    • mai 2012
    • avril 2012
    • mars 2012
    • février 2012
    • janvier 2012
    • décembre 2011
    • novembre 2011
    • octobre 2011
    • septembre 2011
    • août 2011
    • juillet 2011
    • juin 2011
    • mai 2011
    • avril 2011
    • mars 2011
    • février 2011
    • janvier 2011
    • décembre 2010
    • novembre 2010
    • octobre 2010
    • septembre 2010
    • août 2010
    • juillet 2010
    • juin 2010
    • mai 2010
    • avril 2010
    • mars 2010
    • février 2010
    • janvier 2010
    • décembre 2009
    • novembre 2009
    • octobre 2009
    • septembre 2009
    • août 2009
    • juillet 2009
    • juin 2009
    • mai 2009
    • avril 2009
    • mars 2009
    • février 2009
    • janvier 2009
    • décembre 2008
    • novembre 2008
    • octobre 2008
    • août 2008
    • juillet 2008
    • juin 2008
    • mai 2008
    • avril 2008
    • mars 2008
    • janvier 2008
    • décembre 2007
    • septembre 2007
    • juin 2007
    • août 2006
    • août 2004

    Catégories

    • A l'étranger
    • Abidjan
    • Action syndicale
    • Actualités
    • Adjoints administratifs de Chancellerie
    • Adjoints techniques de Chancellerie
    • Administrateurs de l’État
    • ADOS
    • Affectations
    • Affiches
    • Agents contractuels
    • Agents titulaires
    • Amiante
    • Amman
    • Annaba
    • Assistants de service social
    • Attachés des systèmes d'information et de communication
    • Autres instances
    • Brésil
    • Bruxelles
    • Bucarest
    • CAP et CCL
    • CAS
    • Casablanca
    • Catégorie A
    • Catégorie A+
    • Catégorie B
    • Catégorie C
    • Centrale
    • centrale
    • Charte du temps
    • Conditions d'expatriation
    • Congé menstruel
    • Congés et CET
    • Congrès
    • Conseillers des affaires étrangères et ministres plénipotentiaires
    • Conseils syndicaux
    • CSA et formations spécialisées
    • CSAC
    • CSAM
    • CSAPE et CCL
    • Dialogue social
    • Discriminations
    • Dublin
    • Egalité professionnelle
    • Emprises à l'étranger
    • En France
    • Etats généraux 2022-2023
    • Etranger
    • Evaluation et promotion
    • Formation professionnelle
    • Formations spécialisées
    • Formations syndicales
    • GPEEC
    • Guides
    • Inde
    • Intelligence artificielle
    • La CFDT au MAE
    • Le Caire
    • Le Point sur
    • Le syndicat
    • Les amiantés du Tripode
    • Lettre du Syndicat (LDS)
    • LGBT+
    • Liens utiles
    • Lomé
    • Management
    • Mémos
    • Métiers culturels et de coopération
    • Métiers de la filière SIC
    • Métiers diplomatiques et consulaires
    • Métiers et filières
    • Ministérielle
    • Missions à l'étranger
    • Moscou
    • N'Djamena
    • Nantaise
    • Nantes
    • Nos comptes
    • Nos congrès
    • Nos enquêtes et Webinaires
    • Nos publications 2021-2023
    • Nos publications 2024
    • Nos publications 2025
    • Nos publications 2026
    • Nos résultats
    • Nos revendications
    • Nos sections
    • Nous connaître
    • Oran
    • Ouagadougou
    • Parcours professionnels
    • Parcours, emplois et métiers
    • Paris
    • permanent
    • Presse
    • Prévention des risques
    • Publications
    • Qualité de vie au travail
    • Questions immobilières
    • Recrutés locaux
    • Réformes en cours
    • Rémunération
    • Rémunération Centrale
    • Rémunération Etranger
    • Retraite
    • Réunions informelles
    • Risques au travail
    • Risques physiques
    • Risques psychosociaux
    • Royaume-Uni
    • Santé au travail
    • Santiago du Chili
    • Secrétaires de chancellerie
    • Secrétaires des affaires étrangères
    • Secrétaires des systèmes d'information et de communication
    • Sécurité
    • Semaine de/en 4 jours
    • Sites en France
    • Situation de handicap
    • Spallis
    • Sujétions en poste
    • Tananarive
    • Télétravail
    • Temps de travail
    • Titulaires et contractuels
    • Tunis
    • Turquie
    • Violences sexistes et sexuelles
    • Yaoundé

    Méta

    • Connexion
    • Flux des publications
    • Flux des commentaires
    • Site de WordPress-FR

    Mots-clés

    ADL Administration centrale Affectations Agent contractuel agents de l'état agents publics agents titulaires Amiante ASIC CAP Catégorie A Catégorie B Catégorie C CCL Conditions de travail Congrès covid-19 CSAM CTAC CTM Dialogue social DSP Débats Expatriation Formation GPEEC Grève Immobilier LDS Nantes Postes à l'étranger Primes Promotions Recrutés locaux Retraite RGPP rifseep Rémunération réseau Réseau consulaire Santé au travail Section Nantes SESIC Temps de travail Télétravail

    Contact

    • Courriel : cfdt.mae@diplomatie.gouv.fr
    • A Paris :
      57 bd des Invalides
      75007 Paris
    • Appelez nous au 01 53 69 37 00
    • A Nantes :
      11 rue de la Maison Blanche
      44100 Nantes
    • Venir nous voir

    Suivez-nous

    • Twitter