Dans le cadre de la mise en place du Service européen pour l’action extérieure (SEAE) qui devrait être effective à la fin de cette année, il est prévu qu’au moins un tiers des postes à pourvoir seront à la fin du processus (2013) occupés par du personnel recruté parmi les membres des services diplomatiques des Etats membres. La décision 2010/427/UE du 26 juillet 2010 qui détermine l’organisation du SEAE prévoit que ces personnels auront le statut d’agents temporaires sur des contrats pouvant aller jusqu’à 8 ans voire 10 ans (4 ans renouvelables une fois, plus deux années dans des cas exceptionnels), et qu’ils bénéficieront d’une garantie de réintégration immédiate dans leur administration d’origine à l’issue de cette période.
Parmi les pièces exigées des candidats figure une «attestation de service diplomatique national» délivrée par le MAEE, à ses propres fonctionnaires et assimilés (contractuels à durée indéterminée) comme à ceux des autres administrations françaises ayant exercé des fonctions relatives aux affaires européennes et internationales.
Alors que deux premiers appels à candidatures ont déjà été lancés, la DRH ne peut actuellement délivrer les attestations au personnel en contrat à durée déterminée (CDD) du fait de cette obligation de réintégration et a saisi les services juridiques du MAEE et de la Fonction publique afin de trouver une solution.
La CFDT-MAE, qui fera le point sur cette question lors du CTPM des 20 et 21 octobre prochains est déterminée à ne pas la laisser s’enliser et en traitera plus en détail après cette date.
La CFDT constate que le MAE fait partie des ministères les moins bien lotis en matière de ratios de promotion interne (ratios promus/promouvables) et souhaite que ces écarts très importants soient réduits. On sait par ailleurs que la diminution du nombre de recrutements diminue proportionnellement les possibilités de promotion au tour extérieur : il est donc nécessaire d’agir également sur ce plan.