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Mesures gouvernementales en faveur de la rémunération des agents publics : le compte n’y est pas !

19 juin 2023

Le Ministre de la Fonction publique, Stanislas Guerini, a annoncé le 12 juin dernier un certain nombre de mesures en faveur des agents de droit public : augmentation du point d’indice de 1,5%, attribution de 5 points d’indice majorés, octroi jusqu’à 9 points d’indice supplémentaires pour les bas salaires et attribution d’une prime de pouvoir d’achat…des mesures jugées décevantes par les agents et bien en dessous de leurs attentes !

  • Revalorisation de 1,5 % du point d’indice au 1er juillet 2023

Cette augmentation, si elle est bienvenue, demeure largement insuffisante pour compenser l’inflation de +5,1 % constatée par l’INSEE en mai 2023 sur une année glissante. Elle fait suite à celle de 3,5% en juillet 2022, déjà insatisfaisante, qui intervenait après 5 années de gel du point d’indice et les deux dernières augmentations accordées de 0,6% en 2016 et 2017.

A noter que les collègues contractuels de droit public devraient pouvoir également bénéficier de cette mesure.

  • Attribution de 5 points d’indice supplémentaires pour tous les agents

Cette mesure générale consiste à attribuer 5 points d’indice majorés supplémentaires à tous les agents, à compter du 1er janvier 2024. Cela représente un gain net d’environ 20 euros par mois.

  • Octroi de 9 points maximum pour les bas salaires

Cette mesure, ciblée sur les agents ayant les plus faibles rémunérations, octroie un à neuf points d’indice supplémentaire(s) aux agents de catégorie C, situés entre les échelons 2 à 9 de la grille C1, au 1er juillet 2023. L’objectif de cette mesure est de corriger le tassement des grilles de rémunérations proches du SMIC. Les agents de catégorie B – situés aux cinq premiers échelons de la grille B1 – bénéficient également de cette mesure.

  • Versement d’une « prime de pouvoir d’achat » exceptionnelle de 300 à 800 euros

Cette prime variable de 240 euros à 720 euros nets, non reconductible et qui sera versée à l’automne, concerne uniquement les agents dont la rémunération est inférieure à 3 250 euros bruts mensuels (primes incluses donc).

Par ailleurs, d’autres mesures ont été annoncées bien que celles-ci ne concernent pas directement les salaires et ne touchent pas l’ensemble des agents de droit public :

– hausse du remboursement du forfait de transport collectif qui passe de 50 à 75% ;

– revalorisation de 10% des frais de missions (IJM) des agents publics ;

– augmentation du montant de l’indemnisation des jours déposés sur le compte épargne-temps (CET) ;

– reconduction de la garantie individuelle de pouvoir d’achat (GIPA).

***

De toute évidence, les considérations budgétaires l’ont, une nouvelle fois, emporté au sein du gouvernement et les mesures annoncées sont largement insuffisantes au regard de l’inflation. D’ores et déjà, vous pouvez compter sur la CFDT Fonction publique (UFFA) pour porter sans relâche, lors des prochaines semaines, ses propositions de revalorisation à la mesure des réels enjeux salariaux des agents de droit public.

Thèmes : Agent contractuel, agents publics, agents titulaires, Rémunération

#Stop64ans : Appel à la grève et la mobilisation le mardi 7 mars 2023

2 mars 2023

Alors que nous étions des millions de travailleuses et travailleurs dans les rues ces dernières semaines pour manifester notre refus du report de l’âge légal de la retraite à 64 ans, le gouvernement reste sourd à notre opposition. Les organisations syndicales appellent donc à durcir le ton et à mettre la France à l’arrêt le MARDI 7 MARS.

Pour cela, nous aurons besoin d’être plus nombreuses et nombreux dans les cortèges qui s’organiseront partout en France. Montrons au gouvernement et au Parlement que nous sommes une majorité à être opposés à cette réforme !

Le gouvernement ne cesse de répéter que cette réforme est juste et favorable aux femmes, mais l’étude d’impact de la réforme, rendue publique dernièrement, nous en donne une lecture bien différente…

La CFDT Fonction publique a écrit au ministre Stanislas Guérini pour déposer un préavis de grève pour le mardi 7 mars 2023. Il couvre les 3 versants de la fonction publique.

La CFDT-MAE appelle donc l’ensemble des agentes et agents du ministère des Affaires étrangères à se mobiliser, à se porter gréviste et à manifester le mardi 7 mars 2023 :

C’est avec chacune et chacun d’entre vous que nous pourrons faire reculer le gouvernement sur ce projet néfaste : alors rejoignez-nous, dans les actions ET les manifestations le 7 mars.

Retrouvez tous les points de rassemblement ici



Thèmes : agents de l'état, agents publics, Grève, Retraite

Appel à la grève et à la mobilisation : jeudi 16 février 2023 !

14 février 2023

Alors que l’Assemblée nationale débattra jusqu’au 17 février sur le projet de réforme des retraites, il est plus que jamais nécessaire de maintenir la pression sur les parlementaires pour que la mesure injuste des 64 ans soit rejetée !

C’est pourquoi la CFDT-MAE appelle l’ensemble des agentes et agents du ministère des Affaires étrangères à se mobiliser, à se porter gréviste et à manifester le jeudi 16 février :

–          Départ à 14h00 à Paris – Place de la Bastille

–          Départ à 18h30 à Nantes pour une « retraite aux flambeaux » – Miroir d’eau/Château

Rejoignez-nous massivement dans les cortèges à Paris et à Nantes où l’ambiance y est familiale et festive.

La CFDT Fonction publique a écrit au ministre Stanislas Guérini pour déposer un préavis de grève pour le jeudi 16 février 2023. Il couvre les 3 versants de la fonction publique.

Que vous soyez chez vous ou en vacances, il y aura forcément une mobilisation à proximité : rendez-vous donc toutes et tous dans les mobilisations organisées partout en France !

Retrouvez tous les points de rassemblement ici.

Avec vous, nous pouvons être encore plus nombreuses et nombreux, pour exprimer notre rejet !

Encore plus nombreux en grève !

Encore plus nombreux dans les manifestations le jeudi 16 février !

Thèmes : agents de l'état, agents publics, Grève, Retraite

Préavis de grève de la CFDT pour le mardi 31 janvier 2023

27 janvier 2023

La CFDT Fonction publique a écrit au ministre Stanislas Guérini pour déposer un préavis de grève pour le mardi 31 janvier 2023. Il couvre les 3 versants de la fonction publique.

Forts du succès du jeudi 19 janvier, première journée de mobilisation contre le projet de réforme des retraites, l’ensemble des syndicats ont appelé à une nouvelle journée d’action.

Pour faire reculer le gouvernement, continuons la MOBILISATION et soyons plus nombreuses et nombreux encore.

La CFDT-MAE appelle donc une nouvelle fois l’ensemble des agentes et agents du ministère des Affaires étrangères à se mobiliser fortement le mardi 31 janvier 2023, à se déclarer en grève et à venir manifester à Paris (13h – place d’Italie) et à Nantes (10h30 – miroir d’eau/château).

Le 31 janvier, amplifions la mobilisation !

Encore plus nombreux en grève !

Encore plus nombreux dans les manifestations !

Thèmes : agents publics, agents titulaires, Grève

La CFDT appelle à la grève le 19 janvier

17 janvier 2023

Article mis à jour avec les points de ralliement à Paris et à Nantes

La CFDT Fonction publique a écrit au ministre Stanislas Guérini pour déposer un préavis de grève pour le jeudi 19 janvier 2023 contre la réforme des retraites et le report à 64 ans de l’âge légal.

Il couvre les 3 versants de la fonction publique.

Lire le courrier de Mylène JACQUOT


64 ANS, C’EST NON ! TOUS À LA MANIFESTION JEUDI 19 JANVIER 2023 !

La CFDT appelle les agents, ses adhérents à se mobiliser massivement le jeudi 19 janvier.

A PARIS :

RENDEZ-VOUS PLACE DE LA RÉPUBLIQUE, À 13H POUR UNE MANIFESTATION VERS LA PLACE DE LA NATION

Le point de ralliement est situé à l’angle de la Rue du Château d’eau / du Boulevard de Magenta / de la Place de la République.

Attention la station République sera fermée.

ORDRE AU SEIN DU CORTÈGE CFDT À RESPECTER :

Banderole interprofessionnelle avec camions-sono de l’Union régionale → Fédération des Services → Fédération Santé Sociaux → FNCB → UCR → F3C → FGTE → FBA → FGA → SGEN → FEP → deuxième camions-sono de l’Union régionale → PSTE → FINANCES → FEAE → Fédération Interco (CFDT-MAE incluse) → FGMM → FCE

La CFDT clôturera la manifestation.

A NANTES :

RENDEZ-VOUS AU MIROIR D’EAU-CHATEAU, À 10H30 POUR UNE MANIFESTATION AVEC LE CORTEGE DE LA CFDT (INTERCO)

ORDRE DE MARCHE AU SEIN DU CORTÈGE CFDT :

Banderole CFDT 44 → Militants des services → Fédération Santé Sociaux → Construction bois → Protection sociale → Camion CFDT avec sono → Fédération Interco (CFDT-MAE incluse) → SGEN avec vélo SONO → STEP → Chimie Énergie → Retraités → STAPA /service AGRO → Banque assurance Finance → S3C → Santé sociale → Défense → Métaux et transport

Queue de cortège devant la CGT.

Thèmes : agents publics, préavis de grève

Appel à la mobilisation générale contre la réforme des retraites !

16 janvier 2023

La Première ministre, Élisabeth Borne, a présenté le mardi 10 janvier les grands axes de la réforme des retraites du gouvernement. Son projet de loi intègre un report de l’âge légal de départ en retraite à 64 ans.

Pour la CFDT 64 ans, C’EST NON !

Une mesure injustifiée :

Le rapport du Conseil d’orientation des retraites (COR) l’indique clairement, le système de retraites n’est pas en danger. Il n’y a aucune urgence financière.

La preuve, en 2021, le système de retraite a été excédentaire de près de 900 millions d’euros et, en 2022, le système a été à nouveau excédentaire de 3,2 milliards d’euros.

Créé en 2000, le Comité d’orientation des retraites (COR) est une instance indépendante qui analyse et suit les perspectives à moyen et long terme de notre système de retraite. Dans un rapport, il produit un diagnostic et des projections, à partir d’hypothèses sur les évolutions démographiques, sociales et économiques, qui permettent d’étudier la viabilité financière du système de retraite actuel (par répartition). Ce Rapport du COR peut contenir des recommandations de nature à éclairer les choix en matière de politique des retraites. Le dernier rapport du COR date de septembre 2022, il dresse un constat des évolutions du système français des retraites au regard des objectifs qui lui sont assignés et en présente les projections à l’horizon 2070.

Report de l’âge de la retraite à 64 ans :

Cette mesure va contraindre des millions de personnes à travailler plus, sans gagner plus.

Concrètement, cela signifie :

Né·es en 1961 > 3 mois de travail en + pour rien !
Né·es entre 1962 et 67> de 6 à 21 mois en + pour rien !
Né·es en 1968 et plus> 2 ans de travail en + pour rien !

L’âge légal dans le système actuel (=l’âge minimum pour prendre votre retraite) est fixé à 62 ans. Avec la réforme, cet âge augmenterait progressivement pour atteindre 63 ans et 3 mois en 2027 à la fin du quinquennat, puis 64 ans en 2030.

Allongement de la durée de cotisation :

Mais, pour avoir droit à une retraite à taux plein, vous devez avoir un nombre précis de trimestres d’assurance retraite (variable selon votre année de naissance) : c’est la durée de cotisation.

Si une fois l’âge légal atteint, vous ne réunissez pas le nombre de trimestres requis pour obtenir une retraite à taux plein, vous pouvez partir à la retraite mais avec une « décote » sur le montant de votre pension : votre pension subira une minoration. Vous pouvez aussi faire le choix de poursuivre une activité professionnelle jusqu’à :

  • remplir les conditions pour bénéficier du taux maximum ;
  • avoir atteint l’âge du taux maximum automatique (fixé à 67 ans). C’est l’âge auquel vous pouvez partir à taux plein, même si vous n’avez pas cotisé tous les trimestres nécessaires.

Si une fois atteint l’âge légal, et votre taux plein, vous continuez votre activité professionnelle, vous obtiendrez une « surcote » lors de votre départ en retraite, c’est-à-dire que votre pension de retraite sera majorée.

L’exécutif veut faciliter la poursuite d’activité des fonctionnaires jusqu’à 70 ans :

Dans son avant-projet de loi de réforme des retraites, l’exécutif prévoit d’élargir à trois ans les possibilités de poursuite d’activité des fonctionnaires en fin de carrière. Ainsi, à la demande d’un fonctionnaire et avec l’autorisation de son employeur, il serait possible de continuer à travailler jusqu’à 70 ans.

Les primes des fonctionnaires ne seront pas prises en compte :

Contrairement à ce qui était prévu dans le projet de réforme des retraites du premier quinquennat, le gouvernement a décidé de ne pas intégrer les primes dans le calcul des retraites des fonctionnaires.

Une issue incertaine sur les bonifications pour service hors Europe :

L’avenir de cette bonification, dite de dépaysement, qui est aujourd’hui égale, en fonction des pays, au tiers ou à la moitié de la durée des services effectués hors Europe n’est toujours pas connu. A ce jour, aucune communication de notre administration n’a été en mesure de nous rassurer sur ce point.

Ce projet de réforme des retraites n’a rien d’une nécessité économique, c’est le choix de l’injustice et de la régression sociale.

C’est pour ces raisons que la CFDT-MAE appelle l’ensemble des agentes et agents du ministère des Affaires étrangères à se mobiliser fortement le jeudi 19 janvier 2023, à se déclarer en grève et à venir manifester à Paris (13h00, place de la République) et à Nantes (10h30, miroir d’eau-château) contre cette réforme injuste et brutale.

Pour signez la pétition intersyndicale, cliquez sur le lien : https://www.change.org/p/retraites-non-%C3%A0-cette-r%C3%A9forme-injuste-et-brutale

Thèmes : agents publics, Grève, préavis de grève, Retraite

La CFDT-MAE s’adresse aux états généraux

10 novembre 2022

La CFDT-MAE, organisation syndicale responsable, a choisi, en toute transparence, de communiquer auprès des agents sa contribution et les propositions concrètes qu’elle souhaite porter à la connaissance du groupe de travail n°2 des états généraux.

  • Maintenir un haut niveau de compétences au MEAE

Notre organisation syndicale considère que ce n’est pas du corporatisme que de vouloir des diplomates formés, aguerris et professionnels au service de notre influence et de nos intérêts en Europe et dans le monde : c’est œuvrer à la crédibilité de notre pays sur le plan international et renforcer son attractivité. Et quand nous parlons de diplomates, nous pensons à l’ensemble des personnels du ministère des affaires étrangères, tous statuts et toutes catégories confondus, qui concourent dans toutes les filières à l’action extérieure de la France et au bon fonctionnement de notre outil.

Car ce sont bien tous nos collègues qui, à l’administration centrale comme au sein des réseaux diplomatique, consulaire, culturel et de coopération font vivre cette diplomatie moderne qualifiée d’agile et qui allie réflexion, efficacité et pragmatisme.

A l’heure où certains estiment que les emplois du MEAE – en particulier ceux exercés à l’étranger – sont accessibles à tous, sans expérience, sans formation ni même compétences particulières, il est bon que les états généraux soulignent les spécificités de nos métiers et de nos parcours et démontre ainsi tout le contraire.

  • Les états généraux de la diplomatie

Nous considérons que les travaux menés doivent être réellement inclusifs, c’est-à-dire prendre en compte les interrogations et les revendications légitimes de nos collègues MP, CAE et SAE, les plus touchés par la réforme de la haute fonction publique, mais aussi intégrer une réflexion sur les parcours et les métiers des agents titulaires des corps de chancellerie C et B de ce ministère, des ASIC et des SESIC, des contractuels de droit public, sans oublier nos 8 000 collègues recrutés locaux qui constituent la moitié du personnel du ministère et la majorité des effectifs à l’étranger, agents hors plafond d’emplois du réseau culturel inclus.

La méthode

La méthode qui consisterait à distinguer d’un côté les diplomates et de l’autre ceux qui exercent des métiers de la diplomatie ne serait pas, selon nous, à la hauteur des enjeux et des attentes des agents de ce ministère.

L’exercice GPEEC

La CFDT-MAE rappelle, à travers l’exercice de gestion prévisionnelle des emplois, des effectifs et des compétences (GPEEC), auquel elle a participé activement entre 2016 et 2018, les travaux ministériels portant sur les évolutions prévisibles des métiers du Ministère ainsi que des compétences nécessaires pour exercer les fonctions correspondantes.

Le ministère a besoin d’inclusion et d’un projet collectif

Le ministère a besoin d’inclusion et d’un projet collectif porteur de cohésion sociale et de bien-être au travail. Bref, redéfinir le sens de son action et permettre à chacun, quel que soit son statut et son grade, de trouver sa place au sein de notre belle maison, de s’y sentir valorisé et de pouvoir y développer une trajectoire professionnelle individuelle au bénéfice de tous.

  • Disposer d’un service public de proximité de qualité

Le travail diplomatique, nous l’avons vu pendant la crise, s’appuie sur l’action collective. Le rapatriement de nos compatriotes n’aurait pu se faire sans la mobilisation de tous.

En effet, l’unique effet bénéfique de la crise sanitaire aura été la démonstration, en France comme à travers le monde, de l’absolue nécessité de pouvoir disposer d’un service public de proximité de qualité notamment consulaire et, corollaire, de mettre fin aux suppressions d’emplois prévues par le plan « Action Publique 2022 ».

A l’étranger, les Français bloqués ou en difficulté ont cherché de l’aide et un soutien naturel auprès de leurs ambassades et consulats. Malgré des moyens limités et des effectifs extrêmement réduits, l’engagement et la détermination des agents ont permis le rapatriement de centaines de milliers de nos compatriotes.

L’exigence d’un service public de qualité est une exigence que nous partageons.

A l’étranger, un maillage cohérent des réseaux de l’Etat – en situation de répondre aux attentes des communautés françaises comme aux sollicitations des ressortissants de passage – doit permettre d’assurer un service public de proximité et le maintien des liens naturels avec la France.

Les services offerts, notamment consulaires, doivent bénéficier de ressources humaines et matérielles adaptées aux enjeux et aux contextes locaux.

Le principe de l’universalité de la présence française à l’étranger, maintes fois affirmé par les pouvoirs publics, ne trouvera tout son sens que s’il contribue au bien-être des 2 millions et demi de citoyens français expatriés.

« Réarmer » le ministère

A l’administration centrale, comme au sein du réseau, la faiblesse des effectifs demeure, et il convient dorénavant de faire le lien entre les objectifs fixés et les moyens alloués pour retrouver un rythme de travail soutenable.

Nous saluons, bien évidemment, le renforcement de nos moyens budgétaires et la création nette de 106 ETP sous plafond d’emplois en 2023 dans un contexte où cela n’avait pas été fait depuis 30 ans. Néanmoins, cette hausse demeure bien modeste au regard des besoins recensés en administration centrale et à l’échelle du réseau. La diminution constante et considérable du nombre d’ETP, de l’ordre de 30% ces 20 dernières années, en particulier dans les fonctions consulaires, au sein des SGA et des fonctions supports des chancelleries diplomatiques, nous l’avons maintes fois dénoncée, constituent des économies qui coûtent cher et qui sont faites au détriment de la santé des agents.

La tendance est inversée, c’est un 1er pas qu’il conviendra d’amplifier et les conclusions des états généraux, d’ailleurs, ne trouveront tout leur sens que s’ils s’inscrivent dans une trajectoire pérenne et positive des effectifs du ministère.

  • Redonner des perspectives et le sens du travail à tous les collègues composant notre communauté de travail

Nous souhaitons rappeler 4 propositions qu’il nous semble important de mettre en avant dans le cadre des travaux engagés par les états généraux :

  • Négocier un accord-cadre un accord majoritaire à valeur juridique contraignante qui définirait un socle de droits pour nos collègues ADL

La CFDT considère que les recrutés locaux doivent pouvoir bénéficier de véritables parcours professionnels, d’une rémunération décente et d’une protection sociale durable (santé, retraite, chômage). Nous souhaitons que cet accord affirme les principes fondamentaux de la relation de travail, qu’elle définisse un socle de garanties, des seuils en-dessous desquels il n’est pas permis de descendre et prévoie une harmonisation des rémunérations et des conditions de travail entre les agents du réseau diplomatique et consulaire et ceux des EAF.

  • Réduire le nombre d’agents en CDD exposés à une précarité injustifiée

La CFDT soutient que ce ministère entretient trop de précarité et n’explore pas tous les moyens possibles de la réduire. Après avoir été formés, et après avoir exercé leurs fonctions souvent avec talent, leurs contrats ne sont pas renouvelés au bout de 4 ou 5 ans. Nous ne comprenons pas la poursuite de cette politique alors même que les besoins sont pérennes, que ces agents sont immédiatement remplacés par de nouveaux contractuels qui doivent être à leur tour formés par leurs collègues. Il y a là un choix qui nous semble peu pertinent et peu profitable au Département.

  • Appliquer le statut particulier des agents diplomatiques et consulaires aux agents de catégorie C

La CFDT réitère sa demande d’intégrer, au sein du statut particulier des agents diplomatiques et consulaires, les agents de catégorie C du Ministère qui doivent être enfin reconnus pour les fonctions et les responsabilités qu’ils exercent. A l’étranger, ces personnels consulaires, administratifs et techniques sont mentionnés à plusieurs reprises dans les Conventions de Vienne qui leur reconnaissent un certain nombre de privilèges et d’immunités. Les adjoints de chancellerie exercent ainsi des fonctions bien supérieures à celles habituellement confiées à des fonctionnaires de catégorie C. Cette mesure est réglementairement envisageable, financièrement neutre et ne remettrait pas en cause les règles interministérielles qui régissent leurs corps.

  • Mener à terme la réforme des réseaux de l’Etat à l’étranger

Presque 4 ans après la mise en œuvre de la réforme des réseaux de l’Etat à l’étranger, le transfert des postes de travail n’est toujours pas une réalité.

Les SGA au périmètre élargi ne bénéficient toujours pas de moyens humains supplémentaires

Dans les faits, souvent, les chefs de poste n’ont pas pu ou pas su imposer les transferts de personnels, pourtant actés budgétairement, aux chefs de service des autres administrations. On constate, dans de nombreux postes, que les ETP théoriquement transférés sur le P105 et qui auraient dû bénéficier, en priorité, aux SGA déjà sous pression, continuent toujours de travailler, tout ou partie, pour leurs ministères d’origine. Pire, dans bien des cas, ils n’ont absolument pas changé physiquement de bureaux et sont toujours rattachés fonctionnellement, dans les organigrammes des postes, à leurs anciens services.

Il existe là un moyen de renforcer les équipes des SGA.

  • Accord-cadre sur le télétravail

Enfin, nous nous réjouissons de la signature de l’accord sur le télétravail au CTM intervenu le 9 novembre, même si, en l’état, nous l’estimons encore imparfait puisqu’il ne prévoit toujours pas, en dehors des situations exceptionnelles bien particulières, la possibilité de télétravail à l’étranger, malgré le retour d’expérience réussi constaté pendant la pandémie.

Les postes à l’étranger hors champs de la négociation

En effet, la CFDT regrette que les négociations n’aient pas inclus, pour toutes les catégories de personnel, expatriés et recrutés locaux, la possibilité d’exercer du télétravail dans le pays de résidence à l’étranger.

La porosité des temps professionnel et personnel

Cet accord encadre le recours accru au télétravail et l’utilisation généralisée des outils de mobilité qui sont trop souvent l’occasion de rendre floue voire de faire disparaître la frontière entre vie professionnelle et vie personnelle et familiale.

C’est une avancée significative et nous l’avons négocié et signé. Il reste quand même en suspens, toutes les questions des agents auxquelles les ambassadrices et ambassadeurs sont de plus en plus confrontés dans le réseau, y apportent parfois des solutions locales, notamment dans les pays où le télétravail est autorisé voire rendu obligatoire dans certaines situations, et sur lesquelles le texte n’apporte toujours pas de réponses.

Thèmes : adjoints de chancellerie, Agent contractuel, agents de l'état, agents publics, agents titulaires, ASIC, conseillers des affaires étrangères, effectifs, GPEEC, ministres plénipotentiaires, Recrutés locaux, Réforme, secrétaire de chancellerie, secrétaire des Affaires étrangères, Secrétaires généraux d'ambassade, service public, SESIC, Télétravail

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Marylise Léon présente la CFDT

https://youtu.be/mLU9Wqmyico

NOS 5 PRECEDENTS ARTICLES

La CFDT revendique l’IFSE majorée pour TOUS les agents du SCEC (CSAC 27/03/2025)

Nos collègues de l’IFAAC méritent une meilleure prime ! (CSAC du 27/03/2025)

Revalorisation des formatrices et formateurs du SCEC

Vers un meilleur accompagnement des agents de retour en centrale (CSAC du 27/03/2025)

Qu’est-ce que la prime spéciale d’installation (PSI) ? (CSAC du 27/03/2025)

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