Informés par nos représentants du personnel sur place, la CFDT-MAE a écrit au Directeur général de l’administration et de la modernisation, le 21 mai dernier, pour l’alerter sur la décision prise par l’administration de ne pas renouveler la prise en charge de l’assurance maladie complémentaire des agents recrutés locaux de nationalité russe employés par l’ambassade de France, les consulats généraux et l’institut français en Russie, à la suite de leur transfert vers la « société de portage » Inpredkadry.
- Des personnels locaux déjà sous tension
En effet, cette mesure préjudiciable à nos collègues, qui a été annoncée en CCL extraordinaire le 18 mars dernier, intervient dans un contexte où les représentations étrangères situées en Russie n’ont plus la possibilité de recruter des personnels russes sans intermédiaire et doivent passer par une agence d’État. Au-delà, le manque de personnels titulaires dans nos emprises sur place ainsi que la suppression de nombreux postes d’ADL, qui désorganisent les services et entraînent une charge de travail supplémentaire, génèrent une charge mentale importante sur le personnel local. A court terme, cette accumulation de pression pourrait conduire à des situations d’épuisement professionnel.
- Une mesure incompréhensible et angoissante
Dès lors, le non-renouvellement de la prise en charge de l’assurance maladie complémentaire suscite une forte incompréhension et une vive inquiétude parmi les agents de droit local et constitue de fait un recul significatif en matière de protection sociale et tout particulièrement en matière d’égalité d’accès aux soins et de qualité du parcours de santé de nos collègues recrutés locaux qui doivent désormais basculer vers un système public de soins à la fois extrêmement contraignant et peu performant.
La CFDT-MAE demande donc le maintien d’une complémentaire santé afin de permettre à nos collègues recrutés locaux en Russie de continuer à disposer d’un véritable accès à des soins qualitatifs, rapides et réguliers, et disponibles en dehors des heures de bureau.