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Fin de l’abattement de 50% des IRE des agents A et B en cas de congés dits « de mutation » ! La CFDT-MAE se félicite d’avoir été entendue par l’administration !

31 décembre 2025

  • Fin de l’abattement de 50 % pour les IRE des agents de catégorie A et B

A compter du 1er janvier 2026, il est mis fin au dispositif inique d’abattement de 50% de l’indemnité de résidence auquel étaient injustement soumis les agents de catégorie A et B en situation de congés annuels dits « de mutation » entre deux affectations à l’étranger.

La CFDT se félicite de cette décision – désormais effective – de l’administration qui mettra dès demain sur un pied d’égalité l’ensemble des agents servant à l’étranger !

C’est une réponse à l’une des revendications de longue date de la CFDT-MAE qui pourra désormais bénéficier, comme nous l’avions demandé au Ministre dans notre discours du 11 de ce mois, à l’ensemble des collègues A et B qui changeront d’affectation à l’été prochain.

Pour en savoir plus, vous pouvez consulter le texte afférent publié, ce jour, au JORF : Décret n° 2025-1420 du 30 décembre 2025 modifiant le décret n° 67-290 du 28 mars 1967 (en particulier l’article 6 modifiant l’article 23 du Décret 67-290).

Thèmes : Administrateurs de l'État, Catégorie A, Catégorie B, conseillers des affaires étrangères, CSAM, Dialogue social, IRE, Ministre, ministres plénipotentiaires, secrétaire de chancellerie, secrétaire des Affaires étrangères

Mécontentement des agents expatriés concernant leurs demandes de remboursement des dépenses de santé – CSAM du 12 décembre

30 décembre 2025

A l’occasion de la seconde journée du CSAM, la CFDT-MAE, après avoir remercié la Délégation à la solidarité et à l’engagement (DSE) pour sa note très complète sur la protection sociale complémentaire (PSC), est intervenue pour relayer les grandes difficultés des collègues de l’étranger mécontents de la bascule simultanée à la fois du portail de la mutuelle MGEN vers AMELI et du parcours d’affiliation obligatoire vers le nouveau contrat collectif de complémentaire « santé ».

En effet, depuis le 12 novembre 2025, les agents expatriés du Ministère rencontrent les plus grandes difficultés à effectuer leurs demandes de remboursement de soins via leur espace MGEN (régime obligatoire).

Ainsi, les agents n’ont plus accès à la rubrique « demande de remboursement » et ne peuvent donc plus déposer leurs feuilles de soins et leurs factures dans leur espace personnel et doivent désormais créer un compte personnel AMELI après avoir mis à jour leur carte Vitale auprès d’un professionnel de santé (pharmacien ou professionnel de santé). Et faute d’un remboursement de la sécurité sociale, les agents sont également privés d’un remboursement de leur mutuelle actuelle.

Comme le Département l’a rappelé dans sa note, et comme la MGEN aurait pu s’en douter, les agents affectés à l’étranger ne peuvent effectuer cette démarche puisque ne rentrant qu’occasionnellement en France et n’ayant pas forcément l’occasion de confier leur carte Vitale à un proche venu leur rendre visite et qui aurait pu accomplir cette formalité à leur place, une fois revenu en France.

Après intervention de l’administration pour résoudre cette situation, la MGEN a accepté que les agents de l’étranger, dans l’attente de la création de leur compte AMELI, puissent continuer à transmettre leurs demandes de remboursement, via leur espace MGEN réouvert et ce, jusqu’au 31 décembre 2026. 

Toutefois, à ce jour, les demandes de remboursement des collègues intégrées dans l’espace client ne sont toujours pas traitées puisque les agents de la MGEN, chargés de gérer ces dossiers, ont signalé que l’interface ne fonctionnait pas (ils ne voient plus les demandes de remboursement déposées après le 12 novembre).

Ainsi, la CFDT-MAE sollicite le Département afin qu’il invite la mutuelle générale de l’éducation nationale (MGEN) à revenir au système d’avant le 12 novembre pour pouvoir traiter, sans délai, les dossiers de demandes de remboursement de soins déjà intégrés et ceux à venir dans l’espace personnel des agents, afin qu’ils ne soient plus pénalisés financièrement au vu des frais médicaux avancés.

Thèmes : CSAM, Dialogue social, Expatriation, Postes à l'étranger, Protection sociale complémentaire, PSC, Santé, Soins médicaux

Afin de compenser l’entrée en vigueur de la PSC, la CFDT revendique un temps de séjour à 10 mois pour les agents affectés aux États-Unis

30 décembre 2025

La CFDT-MAE est intervenue au cours de la première journée du comité social d’administration ministériel (CSAM), pour appeler l’attention du Président de cette instance sur la situation particulière des collègues expatriés affectés aux États-Unis, à la suite de la prochaine entrée en vigueur de la protection sociale complémentaire (PSC).

  • Des conséquences lourdes pour les agents expatriés et le Département

En effet, la mise en œuvre de la PSC au 1er janvier 2026, qui limite la couverture santé à 90% des dépenses d’hospitalisation réellement engagées (au lieu de 100% avec l’ancien contrat de la MAEE), va entraîner un certain nombre de conséquences sanitaires et financières lourdes, tant pour les agents que pour le Département, dans un pays où les factures des hôpitaux atteignent souvent des dizaines de milliers de dollars, y compris pour les enfants, voire des centaines de milliers en cas de complications et même, dans les cas les plus graves, des millions de dollars.

  • La CFDT-MAE demande de ramener le temps de séjour à 10 mois

L’expert de la CFDT-MAE a donc demandé en séance à l’administration que le temps de séjour aux États-Unis soit revu et ramené de 20 mois à 10 mois, une durée qui permettrait :

  • d’éviter les ruptures de suivi médical pour les agents expatriés et leurs familles, en particulier les enfants, les conjoints et les agents ayant des besoins de santé réguliers ;
  • de réduire considérablement les avances de frais médicaux, souvent très élevées aux États-Unis ;
  • d’offrir aux personnels une plus grande souplesse pour se faire soigner en France, évitant ainsi d’avoir à supporter 10 % des frais d’hospitalisation et d’accouchement dans le système de santé américain, un reste à charge insoutenable financièrement par les agents expatriés ;
  • de contenir le coût de la prise en charge de 50% de la cotisation d’équilibre par l’employeur, qui sera ajustée en fonction du niveau des remboursements médicaux assurés par le groupement de mutuelles MAEE/MGEN.

* * *

Pour la CFDT-MAE, il est essentiel de pouvoir répondre aux inquiétudes légitimes des agents expatriés aux États-Unis, liées à la mise en place de la nouvelle couverture santé, en prenant des mesures compensatoires telles que la diminution de la durée du temps de séjour, la mise en place d’une surcomplémentaire collective de santé, la révision de la couverture des frais d’hospitalisation et d’accouchement sur le territoire américain ou bien encore la revalorisation des groupes d’IRE.

Thèmes : Conditions d'expatriation, CSAM, Dialogue social, expatriation familiale, Santé, Temps de séjour à l'étranger

Mise en place de la complémentaire santé pour les ADL français aux États-Unis – CSAM du 12 décembre 2025

30 décembre 2025

Lors de la deuxième journée du CSAM et dans le prolongement des échanges, la veille, avec le Ministre, la CFDT-MAE est revenue, en présence de la haute hiérarchie du Département, sur les conséquences de la mise en œuvre de la complémentaire santé aux États-Unis pour les ADL français encore affiliés à la mutuelle des affaires étrangères et européennes.

  • Une annonce tardive et anxiogène pour les agents

En effet, peu avant la mise en place, au 1er janvier 2026, de la protection sociale complémentaire (PSC), les agents de droit local français avaient appris, par un courriel de la mutuelle des affaires étrangères et européennes (MAEE) daté du 17 novembre, que leur couverture prendrait fin au 31 décembre 2025, sans information préalable ni dispositif d’accompagnement, alors même que nombre d’entre eux cotisent depuis de très nombreuses années.

Certes, une communication précédente de la MAEE leur avait indiqué la possibilité d’un maintien temporaire de l’affiliation pour une période transitoire de six mois, mais sans que cette option n’ait été clairement confirmée par la suite.

  • La CFDT-MAE remercie le Ministre et l’administration centrale et salue l’action et la réactivité de notre ambassade à Washington

En séance, notre expert a tenu à remercier, au nom de la CFDT, le Ministre et l’administration centrale à la suite de l’annonce faite hier de la prise en charge de 2/3 du coût de la mutuelle MGEN Magenta aux États-Unis pour les collègues concernés (Français ou binationaux), hors ayants droit, ainsi que notre ambassade à Washington pour l’important travail effectué pour identifier une solution de continuité.

Au-delà de cette solution locale naturellement bienvenue, la CFDT-MAE demande que cet accompagnement ne reste pas l’exception mais puisse être reproduit, selon des modalités adaptées, dans d’autres postes où les coûts de santé sont particulièrement élevés et les montants de cotisation à une complémentaire santé prohibitifs. Même si la souscription à une complémentaire relève d’une démarche individuelle pour les recrutés locaux, il importe que l’employeur veille à ce qu’aucun agent ne soit laissé seul face à une transition susceptible d’être anxiogène.

  • Des points demeurent en suspens

Aux États-Unis, malgré cette avancée capitale et l’effort budgétaire consenti par le Département, tout n’est pas réglé pour autant et il demeure indispensable de permettre la continuité du remboursement des soins pour les ADL et de supprimer les délais de carence en prévoyance (modalités de la transition entre la MAEE et MGEN Magenta), puisqu’il ne s’agit pas d’un changement volontaire mais d’une réforme imposée, et d’accompagner au mieux les collègues engagés dans des parcours de soins lourds.

La CFDT-MAE revendique, par ailleurs, une meilleure garantie de remboursement en demandant la suppression :

– du plafond annuel de prise en charge des frais de maternité limité à 7 000 € (un accouchement sans complications dans un hôpital public américain coûte au moins 20 000 USD) ;

– de la limitation du forfait de remboursement de 120 € pour les consultations et visites de médecins généralistes et spécialistes américains (très insuffisant au regard des tarifs locaux).

Enfin, la CFDT-MAE sera attentive à la mise en œuvre de la prise en charge de l’employeur de la mutuelle MGEN Magenta à l’Institut français des États-Unis – Villa Albertine, établissement à autonomie financière qui devra trouver les ressources nécessaires sur son budget propre pour financer cette mesure nouvelle.

Thèmes : CSAM, Dialogue social, Ministre, Protection sociale complémentaire, PSC

L’attractivité des postes, seul juge de paix des temps de séjour et droits à voyages payés ? (CSAM du 11 décembre 2025)

30 décembre 2025

La CFDT-MAE vous propose de prendre connaissance de la première partie de l’intervention de son expert au comité social d’administration ministériel, le 11 décembre dernier, portant sur les modalités de révision annuelle des temps de séjours en poste.

Notre expert a saisi l’occasion ainsi offerte pour, à nouveau, signaler à l’administration que la logique de l’exercice des temps de séjour, à enveloppe constante, n’est pas adaptée et ne permet pas l’évolution de la durée des temps de séjour en adéquation avec la réalité des conditions de vie constatées dans les pays d’affectation des agents expatriés.

A l’inverse, il semblerait que le Département ait de plus en plus tendance à réviser les temps de séjour, ouvrant droit à prise en charge des frais occasionnés par un voyage de congé annuel, en fonction de l’attractivité des postes et de la difficulté à recruter des candidats et non pas en se basant sur les réelles conditions locales d’existence.

Ainsi, dans les postes pour lesquels l’administration ne constate pas de déficit de candidatures à la Transparence, les temps de séjours sont maintenus voir rallongés, alors même que ceux-ci voient parfois leurs conditions de vie sur place se dégrader (pollution, augmentation sensible des prix des billets d’avion…) Et du fait de l’application de cette logique, certains postes n’ont pas vu évoluer leur temps de séjour depuis plus de 15 ans.

Chez nos collègues européens, la situation est autre, et il est intéressant de relever que, parmi eux, beaucoup bénéficient d’une prise en charge de billets tous les 12 mois et ce, quelque soit leur lieu d’affectation.

Concernant l’exercice annuel, certains postes ont demandé à la Centrale, par NDI et transmission de pétitions des agents, de réduire la durée de leur temps de séjour, en particulier ceux dont la durée s’est allongée depuis 10 ans et a été portée de 10 à 15 mois puis plus récemment à 20 mois. Ces postes n’ont pas eu de retour comme, par exemple, notre poste au Vietnam.

La CFDT note également que les agents bénéficiant d’un temps de séjour de 20 mois ne leur permettent pas toujours de voyager en famille, lors de leur second droit, puisque la période de droit à congé annuel avec billet(s) payé(s) se situe de fait en janvier hors des vacances scolaires estivales.

En conséquence, la CFDT-MAE demande la possibilité d’une plus grande souplesse concernant les règles d’utilisation du temps de séjour qui permettrait d’utiliser les droits pour les vacances d’été, une mesure qui serait largement apprécié par les agents et leur famille en poste.

Thèmes : Conditions d'expatriation, CSAM, Dialogue social, Pollution atmosphérique, Poste à l'étranger, Temps de séjour à l'étranger

Notre experte porte haut les revendications des collègues ADL du Brésil au comité social d’administration ministériel

22 décembre 2025

A l’occasion du CSAM des 11 et 12 décembre derniers, notre experte, représentante titulaire au CSAPE de Brasilia, s’est déplacée depuis le Brésil afin d’appeler l’attention de l’administration sur les revendication des agents de droit local en fonction à Brasilia, Sao Paulo, Rio de Janeiro et Récife.

  • Au Brésil, il n’existe pas de règlement intérieur !

A l’occasion d’une mission syndicale au Brésil, deux permanentes de la CFDT-MAE relèvent et signalent l’absence préoccupante d’un règlement intérieur (RI) pour les agents de droit local. La CFDT-MAE rappelle que les postes doivent, en respectant les dispositions du droit local, mettre en place un règlement intérieur (RI) pour les agents ADL. Une réflexion est alors initiée par les personnels locaux et le poste organise trois groupes de travail à partir de septembre dernier.

Uniformisation par le haut des conditions de travail des ADL

Les différents postes, Brasilia, Sao Paulo, Rio de Janeiro et Récife, sont certes éloignés et offrent des conditions de travail différentes mais le droit du travail brésilien est unique. C’est la raison pour laquelle les collègues ADL demandent la création d’un unique RI pour le pays intégrant l’uniformisation par le haut de leurs conditions de travail (heures travaillées et décompte des périodes de congés en particulier).

Le droit du travail brésilien comprend la notion de « droit acquis »

Le droit du travail brésilien (CLT : consolidação das Leis do Trabalho) comprend, du reste, la notion de « droit acquis » en ce sens que les changements de conditions de travail ne doivent pas porter atteinte aux droits déjà acquis par les employés, y compris pour le salaire, le temps de travail et les avantages sociaux. En effet, en cas de modification de la législation, le droit acquis garantit que les agents ne seront pas lésés et pourront bénéficier des normes antérieures, même si une nouvelle loi entre en vigueur.

Un projet de RI moins-disant serait inacceptable pour la CFDT-MAE

Cette notion de « droit acquis » constitue un réel blocage dans les négociations entre nos collègues ADL et le poste puisque ce dernier refuse d’uniformiser les conditions de travail en conservant les aspects les plus favorables dont bénéficient déjà une partie des agents. Même validé par l’avocat du poste, un projet de RI proposant une unification moins-disante pour tous les recrutés locaux est inacceptable et les représentants du personnels y sont défavorables. Car si effectivement, ce sont bien les règles du droit du travail local qui s’appliquent a minima, rien n’empêche l’administration d’accorder des mesures plus favorables aux agents.

Tentative de passage en force du poste ?

L’information a circulé que le RI du Brésil pourrait cependant être présenté aux chefs de service ainsi qu’à l’administration centrale, en faisant fi des droits acquis et en ne prenant en considération que le cadre basique de la loi brésilienne. Il va de soi que les représentants du personnel sont totalement opposés à un un règlement qui leur serait imposé de force.

La CFDT-MAE rappelle que ce document doit être élaboré en concertation avec les élus sur place et présenté pour avis formel, lors d’un comité social d’administration de proximité (CSAPE), avant son entrée en vigueur.

  • La protection santé : une prise en charge qui se dégrade

Si, de 2001 à 2007, l’ambassade a pris en charge intégralement la protection santé des agents recrutés locaux, la participation de l’ambassade a été ensuite ramenée à 80%. Le poste réclame à présent une participation financière plus importante de la part des ADL qui voient avec inquiétude la présentation de ce projet.

Force de proposition, les représentants du personnel ont alors demandé la création d’un groupe de travail dédié et ont présenté un plan plus économique offrant de meilleures garanties et permettant une prise en charge à 100% par l’employeur (sans que cela ne lui coûte plus cher !)

La CFDT-MAE demande à l’administration de s’engager à soutenir financièrement la couverture sociale des recrutés locaux pour leur offrir une protection sociale digne de ce nom.

  • Retraite complémentaire

Les agents demandent une participation de l’employeur dans le cadre d’un contrat de retraite complémentaire, comme cela existe dans d’autres ambassades au Brésil et au sein du réseau français.

  • Un certain nombre de nuisances pénibles pour les agents

Des nuisances sont à signaler : le bruit d’abord, lié aux travaux en cours à l’ambassade voisine des États-Unis (même si certaines solutions temporaires ont pu être mises en place telles que des changements de bureau, la mise à disposition de casques antibruit ou la création d’une salle commune pour les détenteurs d’un Itinéo) et la forte chaleur ensuite, liée à l’absence de climatisation et son risque sanitaire associé (les agents finissent par ouvrir portes et fenêtres, les exposant ainsi au risque sanitaire élevé d’attraper la dengue, très présente à Brasilia).

  • La révision nécessaire du cadre salarial

Pour rappel, les salaires du cadre ont été fixés à l’origine au moment du passage à l’euro, en appliquant simplement le taux de change fixé pour l’euro aux sommes exprimées jusqu’alors en francs français.

Forte hausse du coût de la vie et baisse du pouvoir d’achat

L’inflation constante enregistrée au Brésil a entraîné une forte hausse du coût de la vie – en particulier dans les villes – et a réduit de fait le pouvoir d’achat des recrutés locaux dont les salaires n’ont pas augmenté au même rythme. Les prix à la consommation des produits et des services ont été impactés par la dévaluation historique du réal en 2024 face au dollar, qui a eu pour conséquence de rendre plus chères les importations de matières premières et d’énergie ainsi que celles des biens et des produits. Les salaires proposés sont désormais décorrélés du coût de la vie, une revalorisation du cadre est donc attendue par les agents de droit local dont certaines fonctions, par ailleurs, n’ont pas toujours été mises à jour en l’absence de fiches de poste adéquates.

Reclassements des postes de travail des agents dont les fonctions ont évolué

Les agents locaux revendiquent également la reconnaissance des compétences et des capacités acquises par l’expérience et l’évolution du périmètre des tâches qui leur sont confiées par le poste. Ainsi, il apparaît désormais nécessaire de répondre au mécontentement et à la frustration des agents concernant leur poste de travail dont l’élargissement et les changements de fonctions exercées au cours des années n’ont pas été pris en compte par le Département.

De même, pour l’avenir, la CFDT-MAE demande que toute modification substantielle du niveau de responsabilité et/ou des tâches à effectuer des ADL fasse l’objet d’une révision de leur fiche de poste et implique en conséquence une revalorisation de leur niveau de rémunération.

Thèmes : ADL, Brésil, Cadre salarial, CSAM, Dialogue social, Réglement intérieur, Rémunération, Santé

La CFDT-MAE s’adresse au Ministre – CSAM du 11 décembre 2025

11 décembre 2025

Monsieur le Ministre,

Madame la Secrétaire générale,

Mesdames et Messieurs les Directrices et Directeurs,

Chers collègues,

Tout d’abord Monsieur le Ministre, la CFDT vous remercie de votre pensée pour nos collègues récemment disparus. La CFDT saisit l’occasion de votre présence au sein de cette instance pour saluer votre engagement personnel à mettre fin à la nouvelle tentative de fiscalisation de nos indemnités de résidence à l’étranger.

  • Bilan de la mise en œuvre du plan de transformation du Ministère

Nous avons bien noté l’ensemble des mesures de modernisation et de simplification qui se poursuivent et que vous venez de citer. De notre côté, nous aborderons, dans la 1ère partie de notre intervention, les mesures positives portées par la CFDT-MAE et qui ont été mises en place dans le cadre d’un dialogue social constructif avec votre administration. A l’inverse, nous soulignerons, dans une seconde partie, d’autres mesures et chantiers, en cours de construction ou déjà finalisés, qui ne nous semblent pas aller dans le bon sens. Ensuite, nous évoquerons les sujets d’actualité qui préoccupent les agents de votre Ministère et enfin, nous exposerons plusieurs mesures qu’il nous semble essentiel de pouvoir mettre en œuvre.

Des avancées concrètes obtenues par la CFDT-MAE pour les agents dans le cadre d’un dialogue social constructif

Depuis le CSAM de mai dernier, un certain nombre d’avancées, certes modestes mais très concrètes, ont été obtenues dans le cadre d’un dialogue social de qualité. A ce titre, nous pouvons citer les agents du service France Consulaire qui ne feront plus l’avance des frais de taxi pour rentrer chez eux la nuit, l’augmentation du nombre de places offertes, cette année, pour le dispositif de « promotion-détachement » réservé aux collègues en situation de handicap, le crédit temps supplémentaire de 30 minutes automatiquement accordé aux agents du centre des archives diplomatiques de Nantes ou encore les formations en langue des signes française (LSF) proposées à présent en présentiel à Nantes par l’Académie Diplomatique et Consulaire.

De même, nous saluons la mesure prise par l’administration de revalorisation des groupes d’IRE des contractuels de droit public à la suite de l’alerte de la CFDT sur le niveau de rémunération de nos collègues en CDD/CDI affectés au sein du réseau diplomatique et consulaire.

Cette avancée ne répond que très partiellement aux attentes des collègues contractuels et la CFDT veillera à ce que cette 1ère étape de convergence de leurs rémunérations, avec celles des titulaires, soit poursuivie jusqu’à son terme.

A l’inverse d’autres mesures ou chantiers nous semblent moins favorables…

  • Nouvel accord collectif sur le télétravail

L’administration a souhaité proposer aux organisations syndicales de négocier un nouvel accord sur les modalités du télétravail. Dans un contexte de remise en cause, par certains acteurs économiques, de la pratique du télétravail, il est bien sûr tentant de revenir sur un certain nombre d’acquis négociés dans le cadre du précédent accord. La CFDT-MAE a déjà eu l’occasion d’exprimer son inquiétude et sa vigilance sur ce point lors du dernier CSAC.

Le télétravail à l’étranger

Par ailleurs, notre organisation revendique que le télétravail à l’étranger, négocié localement dans les postes qui le souhaitent, soit autorisé pour tous les agents expatriés comme de droit local.

  • La CFDT-MAE dit NON à la création d’une « commission d’aptitude » pour les nouveaux consuls généraux

Lors d’un CSAM extraordinaire, la CFDT-MAE a voté contre le projet de Décret modifiant les modalités de sélection des candidats à une première nomination en qualité de chef de poste consulaire. En effet, notre organisation a estimé, d’une part, que ce projet se trompait de cible et, d’autre part, que les échanges avec l’administration, sur les nouvelles conditions de sélection des futurs consuls généraux, n’avaient pas été assez approfondis.

  • La CFDT-MAE revendique la mise en place d’un barème pour les affectations

Et concernant, d’une manière plus générale, l’affectation des agents à l’étranger, la CFDT-MAE rappelle le découragement de nombreux agents concernant le traitement de leurs candidatures dans le cadre de la « Transparence ». Afin d’y remédier, la CFDT-MAE revendique, depuis plusieurs années, malgré la fin de non-recevoir de l’administration et l’opposition de certaines organisations syndicales, la mise en place d’un barème juste, priorisé, connu à l’avance et qui s’impose à tous.

Les sujets d’actualité et d’inquiétude…

  • Les agents du ministère ne sont toujours pas une variable d’ajustement budgétaire !

En effet, vous le savez, le projet d’imposition de nos IRE contenu dans le nouvel amendement déposé par le sénateur Delahaye a suscité, à nouveau, une vive réaction de rejet de la part des agents.

L’action immédiate de la CFDT-MAE, qui a alerté ses relais et a lancé notamment un appel à la mobilisation auprès des élus de la République, ainsi que la vigilance de nos autorités politiques et d’autres intervenants, auront permis d’obtenir le retrait de cet amendement.

  • Une profonde méconnaissance des conditions de travail et de vie et de celles de nos familles à l’étranger

Nous veillerons à combattre toute tentative de fiscalisation de nos IRE qui nie la réalité des conditions d’exercice de nos métiers, ignore nos conditions d’expatriation et celles de nos familles et fait l’impasse sur les sujétions supplémentaires liées à nos fonctions à l’étranger.

  • Une mise en place chaotique de la protection sociale complémentaire

La CFDT-MAE rappelle les nombreuses difficultés rencontrées par les agents ainsi que la confusion liée à la bascule simultanée à la fois du portail de la MGEN vers Ameli et du parcours d’affiliation obligatoire vers le nouveau contrat collectif de complémentaire « santé » qui devra faire l’objet, de la part du couple MAEE/MGEN, d’un suivi rigoureux et attentif.

Le volet « santé » 

Au-delà, notamment pour tenir compte de la spécificité de nos agents affectés au sein du réseau – non prévue à l’origine par la DGAFP – il conviendrait à l’avenir de mieux calibrer, par voie de renégociation, le taux de couverture du panier de soins à l’étranger, le coût des ayants droit et le « déplafonnement » dérogatoire des cotisations du plafond mensuel de sécurité sociale. 

Le volet « prévoyance » 

La CFDT-MAE regrette que la réglementation, qui a évolué trop lentement, n’ait pas permis de retenir au MEAE le principe d’un couplage solidaire « santé/prévoyance » à adhésion obligatoire qui aurait pu abaisser le coût de souscription du volet « prévoyance » qui permet de couvrir collectivement les agents et leurs familles en cas de situations difficiles ou tragiques.

  • Les ADL français vont se retrouver sans mutuelle aux Etats-Unis comme dans d’autres pays

Depuis la modification du décret du 6 novembre 2025, les agents de droit local – y compris ceux de nationalité française – sont explicitement exclus du nouveau régime de protection sociale complémentaire, applicable au 1er janvier 2026.

Dans ce contexte, la CFDT-MAE souhaite alerter l’administration sur la situation critique des ADL français dans plusieurs postes, notamment aux États-Unis. En effet, avec l’arrêt au 31 décembre du contrat conclu avec la MAEE, ces collègues – dont certains possèdent des pathologies lourdes – vont se retrouver sans mutuelle du jour au lendemain et devront adhérer à un nouveau contrat dont le surcoût attendu est prohibitif, sans même parler des nouvelles garanties qui seront bien inférieures.

  • Une réduction du budget du MEAE prévue en 2026 et des effectifs qui stagnent

La CFDT-MAE souhaite revenir sur le projet de loi de finances 2026 (PLF).

Un « réarmement » la diplomatie française en perte de vitesse

Nous saluons votre action, Monsieur le Ministre, pour préserver les moyens du Département mais le « réarmement » annoncé n’est plus là.

Une ambition à nouveau contredite par la réalité

En effet, la mission « Action extérieure de l’Etat » voit ses crédits – hors dépenses du personnel HT2 – réduits de – 46 M€ entre le PLF 2026 et la loi de finances initiales (LFI) 2025, ce qui représente une réduction de – 2%, dont – 7% pour le seul P185. Quant au programme 209 de la mission « Aide publique au développement », il subira la baisse la plus drastique de ses crédits en 2026, avec 435 M€ en moins, ce qui représente une chute de – 22%.

Statut quo en 2026 et baisse des effectifs en 2027 et 2028

S’agissant des effectifs, la cible fixée de + 150 ETP pour 2025 n’a été réalisée qu’à moitié et le schéma d’emplois pour 2026 est au point mort. Certes, le plafond d’emplois augmentera techniquement de + 49 ETPT en 2026, mais ceci résulte du solde positif, en année pleine, des mesures déjà prises l’année précédente.

Et la CFDT sait déjà que le Département prévoit de perdre au total – 250 ETP en 2027 et 2028…

  • Un focus particulier sur l’immobilier

L’enquête lancée auprès des 245 agents délocalisés à Spallis a permis à la CFDT-MAE d’établir un bilan en demi-teinte du déménagement de 5 services vers le nouveau site de Saint-Denis. Et les travaux, les réorganisations, les aménagements et les déménagements impactent ou impacteront les autres bâtiments parisiens. A Nantes, l’asymétrie semble évidente entre le projet du Ministère d’accueillir à terme 1 400 postes de travail d’un côté, et le manque de locaux disponibles pour les accueillir, de l’autre côté.

  • Les très vives inquiétudes des recrutés locaux concernant les revalorisations collectives de salaire en 2026

En 2026, avec seulement 4 M€ consacrés aux revalorisations obligatoires et en l’absence d’enveloppe dédiée de retour catégoriel, la CFDT-MAE souhaite informer l’administration sur les très vives inquiétudes des personnels locaux concernant leurs rémunérations (coût-vie et hausse des grilles et cadres salariaux).

La CFDT-MAE obtient l’accord de l’administration pour la mise en œuvre du coût-vie 2025 et des revalorisations collectives salariales

Certes, en 2025, notre organisation s’est félicitée de la réponse positive à notre demande de mise en place de la revalorisation collective annuelle des ADL, apportée par le Directeur général de l’administration et de la modernisation, mais de fortes craintes demeurent pour le prochain exercice budgétaire.

  • Restructuration des services visas en Chine

Par ailleurs, la CFDT-MAE demande que le Ministère transmette enfin des propositions écrites, au-delà de la simple gestion individuelle, aux ADL chinois et français, concernés par la restructuration des services visas en Chine.

Des mesures à mettre en place…

  • Fin de l’abattement de l’IRE lors des congés de mutation

La CFDT-MAE rappelle la réponse favorable que l’administration avait faite – ici même en 2023 – à sa demande de suppression de l’abattement de 50% des IRE versées aux agents A et B lors des congés dits de « mutation ». Notre syndicat revendique que cette mesure puisse enfin être mise en œuvre à l’été 2026.

  • Le réexamen des primes des agents tous les 4 ans

Enfin, la CFDT ne comprend toujours pas pourquoi l’obligation de réexamen quadriennal de la prime mensuelle (IFSE) versée aux agents et prévue par les textes, n’est toujours pas appliquée au MEAE.

Au nom de la CFDT-MAE, je vous remercie./.

Thèmes : CSAM, Ministre

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Marylise Léon présente la CFDT

https://youtu.be/mLU9Wqmyico

NOS 5 PRECEDENTS ARTICLES

Fin de l’abattement de 50% des IRE des agents A et B en cas de congés dits « de mutation » ! La CFDT-MAE se félicite d’avoir été entendue par l’administration !

Mécontentement des agents expatriés concernant leurs demandes de remboursement des dépenses de santé – CSAM du 12 décembre

Afin de compenser l’entrée en vigueur de la PSC, la CFDT revendique un temps de séjour à 10 mois pour les agents affectés aux États-Unis

Mise en place de la complémentaire santé pour les ADL français aux États-Unis – CSAM du 12 décembre 2025

L’attractivité des postes, seul juge de paix des temps de séjour et droits à voyages payés ? (CSAM du 11 décembre 2025)

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