Depuis plusieurs semaines, nous subissons toutes et tous l’envolée des prix à la pompe. Entre l’essence à 2,10 €/L et le gazole dépassant parfois les 2,20 €/L, la facture s’alourdit brutalement : pour un trajet quotidien de 30 km, cela représente un surcoût pouvant atteindre 120 € par mois.
Pour beaucoup d’entre nous qui vivons en périphérie ou en zone rurale, cette situation n’est plus tenable. Le travail ne doit pas devenir une charge financière.
Ce que nous avons demandé à l’administration
Ce matin, le Bureau de la section CFDT de Nantes a officiellement interpellé l’administration. Nous demandons des mesures d’urgence pour protéger votre pouvoir d’achat et anticiper d’éventuels blocages :
- Télétravail exceptionnel : autoriser des jours supplémentaires au-delà du forfait habituel, sur la base du volontariat.
- Consignes claires de la DGAN : demander aux chefs de service de faciliter ces modalités dès maintenant, sans attendre une dégradation de la situation.
- Souplesse pour les agents non-télétravaillables : aménager les horaires pour ceux dont les missions imposent une présence physique (pour faciliter le covoiturage, par exemple).
Pourquoi cette démarche ?
Anticiper est la seule manière de maintenir nos missions de service public tout en protégeant les plus durement touchés d’entre nous. Nous refusons que l’inflation pèse uniquement sur les épaules des agents.
Face à une conjoncture qui fragilise nos budgets, la solidarité et l’adaptation des modes de travail sont des solutions concrètes que l’administration doit mettre en œuvre.
Nous vous tiendrons bien évidemment informés des suites de cette demande et des réponses qui nous seront apportées.
La CFDT-MAE reste à votre écoute pour échanger sur vos situations particulières.