Le syndicat CFDT-MAE écrit au directeur des ressources humaines pour connaître la position de l’administration sur un éventuel âge limite pour un départ en poste.
Lire le courrier en le téléchargeant ci-dessous.
Affaires étrangères
Le syndicat CFDT-MAE écrit au directeur des ressources humaines pour connaître la position de l’administration sur un éventuel âge limite pour un départ en poste.
Lire le courrier en le téléchargeant ci-dessous.
Après s’être étonnée de la création du ministère délégué à la Francophonie et du ministère délégué des Français de l’étranger, la CFDT constate que rien n’arrête la course effrénée pour trouver des locaux à la ministre déléguée des Français de l’étranger et à son staff (lire « Malaise sur le site de la rue de la Convention et interrogations sur le devenir du MAE « ). D’abord fléchés sur le site Invalides, c’est finalement sur le site convention déjà plein comme un œuf qu’ils seront installés. Les agents de la DGM et des autres services concernés vont donc vivre un été formidable, à faire des cartons et à pratiquer un vaste jeu de chaises musicales.
Les agents parisiens de Convention en congés actuellement découvriront à leur retour qu’ils ont été déménagés pendant l’été et qu’ils se retrouvent dans des espaces de plus en plus exigus. Le site de convention prévu à l’origine pour un travail en espace ouvert avec des salles de réunion mutualisées et des espaces fermés permettant de recevoir des visiteurs ou de passer des appels téléphoniques, se transforme avec la pression démographique en un énorme open-space, ou les salles de réunions mutualisées et les espaces fermés disparaissent pour laisser la place à des open-spaces surchargés. Quant aux travaux d’aménagement demandés par les services pour essayer d’améliorer l’ordinaire il leur est répondu qu’il n’y a plus d’argent. Ce qui n’est pas le cas des travaux demandés par la ministre des français de l’étranger réalisés immédiatement pour lui permettre à son retour de congés de trouver des locaux bien aménagés.
Ces cafouillages immobiliers en disent long sur la méthode et ne laissent pas d’inquiéter le syndicat CFDT-MAE. Là où il faudrait un travail d’explication et de concertation avec les personnels concernés ou leurs représentants, surtout s’agissant de leurs conditions de travail, les décisions sont prises de manière unilatérale.
Les sacrifices, les restructurations, les décisions venues d’en-haut sans même faire semblant de se conformer aux règles élémentaires du dialogue social, est-ce donc cela la «fin de la RGPP» ?

Programmé, non sans mal, pour le 31 juillet, le rendez vous de la CFDT-MAE avec le Ministre à été décommandé par ses services quasiment au dernier moment, alors que les émissaires syndicaux étaient déjà en route. Le motif officiel de l’annulation a été celui d’une contrainte d’agenda. On nous parle désormais d’une date à fixer à la rentrée, sans plus de précisions. La CFDT-MAE ne méconnaît évidemment pas l’actualité brûlante de certains dossiers de politique étrangère, fussent-ils plus ou moins récents. Mais nous ne voudrions pas croire que les dossiers que la première organisation syndicale du ministère comptait évoquer à cette occasion (inquiétudes et désarroi face à la RGPP nouvelle manière, situation des recrutés locaux, stress au travail, dialogue social, etc.) aient pu rebuter notre nouveau ministre, ni que l’annulation de notre rendez vous puisse être interprétée comme un désintérêt vis-à-vis des agents et de notre outil diplomatique, consulaire et culturel.
La rapidité avec laquelle un nouveau rendez-vous sera fixé sera à cet égard une bonne indication de la volonté du Ministre de prendre toute sa part à l’indispensable dialogue social au MAE.
Face à des différences de traitement dans le règlement de l’assurance médicale entre les personnels recrutés localement en Russie (services de l’ambassade et institut français), la section CFDT-MAE de Moscou interpelle la direction de l’Institut.
Lire le courrier en le téléchargeant ci-dessous.
Lettre de la section adressée au directeur de l’Institut français

A l’heure où des mesures drastiques se profilent au Département, alors que se loger dans Paris est devenu une mission quasi impossible pour les agents de catégorie C, quelques heureux bénéficient d’appartements du Ministère des affaires étrangères dans le 6ème arrondissement de Paris à des prix plutôt doux…
Lire notre courrier adressé au ministre à ce sujet en le téléchargeant ci-dessous
Edito. Le MAE, bonnet d’âne pour la loi Sauvadet. Coût-vie, la CFDT-MAE choisi d’interpeler le ministre. Le changement, c’est pour quand ? Calendrier des réunions de la section Paris. Abattement de l’IR pour les postes doubles.

La fin d’une quadruple séquence d’organisation d’élections en 2012, littéralement épuisantes pour le réseau consulaire, le départ comme chaque année à pareille époque de nombreux compatriotes en séjour à l’étranger, et ce qu’il faut bien appeler la révision générale et aggravée des politiques publiques qui sous peu pourrait frapper le Ministère des Affaires Étrangères conduisent à un devoir de vérité : sur-sollicité depuis années, le réseau des Consulats français est aujourd’hui exsangue et en phase de rupture. L’heure des choix a sonné.
Pour des raisons diverses (désintérêt des pouvoirs publics, distances, dissémination géographique, dénigrement ambiant, etc.), le réseau que constituent nos 230 Consulats de toutes tailles reste souvent sous-considéré, alors même que sa palette de responsabilités est particulièrement étendue : instruction et délivrance de passeports et de cartes d’identité, assistance aux Français (résidents, comme de passage), état civil, nationalité, aide sociale, bourses scolaires, affaires militaires, notariat, adoptions, escales, organisation intégrale des élections, rapatriements, visas, pour ne citer que les plus importantes.
Cette gamme de responsabilités requiert disponibilité, écoute, technicité, et, dans l’immense majorité des cas, un très fort engagement personnel des agents consulaires. C’est si vrai que si ces activités sont méconnues du grand public, elles sont en revanche parfaitement connues, et surtout très sollicitées, par tous ceux qui, par nécessité personnelle ou utilité politique, sont très enclins à requérir activement les Consulats, parfois au-delà de toute mesure. Les postes consulaires ne manquent pas à cet égard de nombres d’anecdotes et d’expériences, tantôt savoureuses tantôt déplaisantes, et que le devoir de réserve et le sens du service public ont sagement tues.
C’est cette époque qui désormais s’achève. L’attrition des moyens du Quai -en l’état des projections, il devrait rendre plus de 1.000 (mille) emplois lors des trois prochaines années, ce qui à l’aune de ses faibles effectifs serait aussi colossal qu’irraisonné, et dans le même temps se verrait amputé de plus de 10% de ses crédits de fonctionnement- et l’épuisement des équipes depuis plusieurs années doivent être mises en regard de la sollicitation accrue du réseau consulaire. Cette dernière résulte non seulement, et très naturellement, des flux de compatriotes liés à la mondialisation et de la multiplication des crises, mais aussi, et de façon plus préoccupante, de l’inflation des interventions à caractère politique, issues de responsables aussi bien nationaux que locaux. La présence de désormais pas moins de cinq ministres aux Affaires Étrangères et l’avènement de 11 députés des français de l’étranger -qui s’ajoutent donc aux 12 sénateurs représentant les Français établis hors de France et aux 180 membres de l’Assemblée des Français de l’étranger- participent et renforcent cette augmentation du nombre de prescripteurs politiques …alors même que le nombre d’agents traitants dans les Consulats ne cesse, lui, de diminuer.
Cette conjonction d’effets ciseaux oblige dès lors à une réflexion et à des choix qui n’ont que trop tardé. Seules deux options s’offrent véritablement à nous :
– soit notre pays souhaite maintenir l’étendue de la palette de services qu’il entend rendre à nos compatriotes à l’étranger, à toute heure et dans la plupart des régions du monde, en sus parfois d’une médiatisation hors de proportions, alors un renforcement des capacités opérationnelles du réseau consulaire (au sein des Consulats et des services centraux) est inéluctable. Un redéploiement de l’existant ne ferait en effet que concentrer sur un nombre de points plus réduits une masse critique de sollicitations que l’on sait en progression constante.
– soit nous procédons à une révision drastique, détaillée, et assumée publiquement, de la gamme des services consulaires actuellement rendus.
Si rien n’était clairement décidé, cela signifierait que le réseau des Consulats -et les intérêts français qui leur sont liés- seraient tout simplement livrés à la fortune des événements. Il en résulterait assurément une série de trois conséquences :
– nous perdrions alors un peu plus en capacité d’influence. Nombre de Consulats constituent en effet les relais de l’Ambassade et sont les vecteurs d’influence politique, commerciale et culturelle dans toute une série de villes-monde dans lesquelles ils sont de longue date insérés.
– les communautés françaises auraient alors le sentiment d’être au mieux oubliées, au pire abandonnées, par leur propre pays avec lequel les échanges sont pourtant infiniment plus réguliers et intenses qu’il y a une trentaine d’années.
– le peu de moyens des Consulats deviendrait alors de facto définitivement accaparé, au corps défendant des agents consulaires, par une minorité de responsables influents qui, privés comme publics, sont de longue date prompts, discrètement mais fermement, à mobiliser à leur avantage des moyens de l’Etat dont ils n’hésitent pas par ailleurs à prôner ouvertement la réduction.
Le débat est posé. Nul ne pourra dire qu’il n’était pas prévenu. Pour le conseil syndical CFDT-MAE