La CFDT-MAE prend bonne note de l’augmentation des demandes de télétravail entre cette année scolaire et la précédente, et de l’importance croissante de cette nouvelle modalité, qui concernerait à présent plus de 60 pour cent de nos collègues.
Ces données ne répondent toutefois pas à toutes nos questions et les remontées du terrain dont nous font part les agents ne vont pas toujours dans le sens des informations données par l’administration.
D’abord, il nous revient que dans certains services, on observe une tendance sur les derniers mois à vouloir limiter le nombre de journées accordées. Cela peut prendre par exemple la forme d’une journée de la semaine où le télétravail est systématiquement refusé à tous les agents. Si cela peut se comprendre dans des situations exceptionnelles, la généralisation de ce processus est préoccupante.
On peut également s’interroger sur la volonté de l’administration de limiter le télétravail en définissant des plages horaires dans les règlements intérieurs qui obligeraient les agents à s’adapter à de nouvelles bornes horaires.
Par ailleurs, il nous a été rapporté que certains chefs de service chercheraient à dissuader leurs collaborateurs de poser des journées de télétravail pour ne pas avoir à les refuser dans SAGHA.
Dans la même veine, on nous rapporte un nombre croissant de journées de télétravail qui seraient annulées sans qu’elles ne puissent être compensées par une autre journée de télétravail.
Il nous revient également que le délai de carence pour obtenir une autorisation de télétravail est dans certains services largement abusif (parfois supérieur à un an).
Là encore, nous avons eu l’occasion d’évoquer le point lorsque nous avons discuté de la formation : l’absence d’une véritable formation de l’encadrement à la gestion du télétravail, qui est une méthode nouvelle et innovante, demeure un problème. Et c’est bien dommage car là encore, il s’agit de la qualité de vie au travail mais également d’efficacité de l’action publique. On nous rapporte ainsi que certains encadrants non formés n’osent pas parfois « déranger » leurs collaborateurs en télétravail, sur leurs heures de service. Il y a donc là aussi toute une nouvelle culture à promouvoir.
On rappellera enfin, dans la même perspective, que dans son plan pour la transition énergétique, la DNUM prévoit une politique de dotation des agents pour faciliter le télétravail et le lancement de travaux pour la modernisation des systèmes de visioconférence pour faciliter le télétravail. Il convient donc que comme la DNUM, chaque service au Département joue le jeu pour que cette modalité de travail puisse donner tout son potentiel.