La CFDT remercie l’administration d’avoir tenu compte de sa revendication d’appuyer les promotions de nos collègues de l’IFAAC qui ont pu bénéficier en décembre 2024 de promotions de corps et de promotion de grade. Nous vous remercions également d’avoir pris en compte notre demande de revalorisation de l’IFSE au groupe de prime 1 des deux gestionnaires de catégorie C que vous nous indiqué avoir acté.
Les 23 agents de l’IFAAC, composé de 5 hommes et de 18 femmes, dont la technicité est régulièrement vantée dans les discours des officiels, est une équipe qui se situe à l’avant-scène du déploiement de l’académie diplomatique et consulaire. En plus de ses missions quotidiennes – c’est à dire organiser et dispenser des formations thématiques aux agents qui peuvent se situer à tous les niveaux de la hiérarchie – cette équipe doit répondre à des commandes ponctuelles régulières en fonction des évènements organisés par le Département, par exemple la conférence des ambassadeurs, les 60 ans de la présence du ministère à Nantes ou les mises en situation avec des comédiens professionnels. Ces commandes ajoutent une charge de travail conséquente.
En raison de la nature de leurs fonctions de formatrice et de formateur, ces agents peuvent difficilement télétravailler, ne peuvent pas effectuer des missions de renfort, ne peuvent pas ou difficilement suivre de formation linguistique et doivent poser leurs congés en fonctions du calendrier des formations fixé par le service.
Pour la CFDT, les sujétions particulières et le degré d’exposition du poste qui est un des critères professionnels fixés dans le décret du 20 mai 2014 pour déterminer le groupe d’IFSE justifient amplement le passage du groupe de prime 2 au groupe 1 pour les agents de l’IFAAC. Dans la note de présentation vous nous indiquez qu’en l’absence de responsabilités hiérarchiques ou budgétaires, le groupe de prime 2 paraît adapté pour les agents de catégorie B. Nous ne partageons pas cette analyse et nous appelons l’administration à revoir sa position.
Enfin, la CFDT propose une mesure neutre financièrement et rapide à mettre en place visant à rendre plus attractif le service : la réduction à titre dérogatoire de la durée d’affectation en centrale à trois ans pour les agents de catégorie B primo-partants (au lieu de 4).