Le Service Central d’Etat Civil dispose de formateurs indispensables à son fonctionnement et clairement identifiés comme tels dans son organigramme. Ces formateurs sont pratiquement tous de catégorie C alors qu’ils exercent indubitablement des fonctions de catégorie B vu l’étendue de leurs responsabilités et l’expertise requise par leurs missions.
La CFDT demande donc à ce que leur statut soit valorisé par un changement de corps.
Ces agents exercent des tâches à forte responsabilité puisqu’ils sont amenés, par exemple, à assurer la formation de la rentrée de tous les nouveaux arrivants au SCEC ainsi que les formations-métiers inhérentes à chaque service ; ils interviennent également dans le cadre de la formation continue des officiers de l’état civil du SCEC. Les groupes à former peuvent atteindre jusqu’à 70 personnes et comportent des agents aussi bien de catégorie C, B que A.
De plus, ces formateurs conçoivent, rédigent, impriment et distribuent tous les outils pédagogiques mis à disposition des stagiaires, ce qui peut représenter, pour une seule année, 1600 pages de cours rien que pour le Département Exploitation (dont la formation s’étend sur près de 6 mois). Ils gèrent aussi la base documentaire état civil en ligne constituée de milliers de pages ; ils l’actualisent et l’enrichissent en permanence, au gré des évolutions réglementaires et technologiques. Cela requiert une rigueur et une précision particulières, tout comme des qualités rédactionnelles, d’analyse et de synthèses incontournables.
Par ailleurs, ils traitent des dossiers complexes pour les agents de toutes catégories au SCEC, mais peuvent également être saisis par certains postes et usagers.
Ils sont aussi forces de proposition et adaptent les contenus des formations aux besoins du SCEC, mais pas seulement. Pour prendre un exemple, un module destiné à initier à l’état civil des agents du CSRH vient d’être spécialement développé pour répondre aux besoins de ce service externe. D’autre part, des formateurs IFAAC ont eux-mêmes suivi certaines de ces formations, notamment suite à la promulgation de la loi de bioéthique en 2022. Les formateurs du SCEC participent également aux comités stratégiques de la formation au SCEC, qui permet de définir la feuille de route des formations et d’en faire le bilan par la suite.
Pour finir, les formateurs du SCEC contribuent assidûment et activement au développement du Registre Etat Civil Electronique, depuis 2019 pour certains. Ils rencontrent régulièrement la maîtrise d’ouvrage pour définir les besoins du service et proposer des solutions, par exemple en matière de délivrance d’actes, création de courriers, rédaction des mentions marginales et des actes de l’état civil. Ils supervisent chaque compte rendu d’atelier RECE. Certains ont aussi participé aux phases de test pour l’élaboration du RECE, ce qui a permis, par exemple aux formatrices du Département Exploitation, de préparer en seulement 3 semaines un module de 60 pages intitulé « Prise en main RECE pour la délivrance des actes » et destiné à l’ensemble du SCEC. Leur contribution à l’élaboration du RECE constitue une tâche lourde qui s’ajoute à une fonction déjà très chronophage et énergivore.
Être formateur au SCEC, c’est donc être multitâches, avec une haute expertise juridique, tout en sachant s’adapter à des publics très différents ; c’est interagir avec patience et bienveillance, tout en faisant preuve de l’autorité adéquate pour cadrer les groupes et permettre d’atteindre les objectifs du service. Être formateur au SCEC, c’est également œuvrer au développement du RECE, tout comme anticiper et concevoir les nombreuses formations en lien avec ce nouvel outil, à travers notamment la rédaction des supports nécessaires. La CFDT demande donc la revalorisation de leur statut par un passage en catégorie B, qui constituerait aussi la juste reconnaissance de leur expertise et implication dans le bon fonctionnement d’un département composé, quand même, de près de 350 agents.