La CFDT-MAE a bien pris note des informations sur les actions de formations qui ont été mises en place en administration centrale, suite à la création de l’Académie Diplomatique et Consulaire (ADC), et de la restructuration du cadre et de l’offre de formation au Ministère. Elle se réjouit de la révision en profondeur des formations proposées aux nouveaux arrivants et des efforts de l’ADC pour rendre les actions de formation moins passives et plus adaptées aux différents terrains sur lesquels interviendront nos collègues.
La CFDT-MAE a cependant quelques observations à porter à la connaissance de l’administration.
D’abord, elle estime qu’il est de plus en plus urgent de déterminer de nouvelles modalités pour permettre aux agents, y compris dans l’encadrement supérieur, de participer effectivement aux actions de formation indispensables à l’exercice de leurs fonctions. Il est complètement anormal que l’ADC doive annuler des sessions parce qu’il n’existe aucun inscrit alors que les besoins sont réels et avérés. Encore récemment à Nantes, une formation au handicap a dû être annulée au dernier moment parce qu’une seule personne s’était inscrite. Il en va de même, nous dit-on pour les dernières formations-incendie. Quand on sait, comme nous quelles conséquences peuvent avoir une mauvaise appréhension des choses par des agents insuffisamment formés, on se dit que ces annulations sont très regrettables, et coûteuses tant en terme financier qu’en terme d’efficacité de l’action publique.
La CFDT-MAE souhaite vivement qu’une réflexion soit lancée sur le dispositif à mettre en place pour que les agents, au premier chef l’encadrement supérieur, puissent effectivement suivre les formations qui sont indispensables à l’exercice de leurs fonctions à l’administration centrale. Une idée, mais il y en a peut-être d’autres, un peu comme il se fait lorsqu’un agent est nommé à l’étranger, pourrait être de définir une période d’une certaine durée avant leur première prise de fonction à l’administration centrale, ou au pire avant toute affectation à l’administration centrale durant laquelle ils devront impérativement avoir suivi telles ou telles actions de formation, sans quoi ils ne seront pas autorisés à prendre leurs fonctions. C’est regrettable d’en arriver là, mais nous savons bien qu’une fois leurs fonctions prises, il est parfois difficile de trouver le temps d’effectuer ces formations au sein d’agendas souvent très lourds (cette demande doit être inscrite au tableau de suivi).
La CFDT-MAE, une fois de plus, souhaite rappeler l’importance de mettre en place rapidement des formations, ou au moins des actions de sensibilisation sur le comportement à avoir en cas d’attentat dans nos emprises nantaises et parisiennes. Il parait tout de même pour le moins paradoxal que sur le site des Invalides, nos collègues de l’intérieur ou de l’outre-mer soient sensibilisés à cette question fondamentale alors que les agents du Département ne le sont pas. Est-ce qu’il faut attendre un attentat sur un de nos sites pour en rediscuter ? Cela fait au moins trois fois que nous évoquons ce point au CSAC ou en FS sans semble-t-il que les choses n’évoluent. Ce n’est pourtant ni couteux ni bien chronophage d’expliquer par exemple aux collègues qu’en cas d’attentat, il faut faire exactement l’inverse qu’en cas d’incendie, donc s’enfermer dans ses locaux. Et peu d’agents le savent (cette demande doit être inscrite au tableau de suivi).
Enfin, concernant SFC, la CFDT-MAE compte sur la plus grande vigilance de la DRH pour que la hiérarchie du service permette à l’ensemble des agents de bénéficier du programme de formation du MEAE.
Cette année encore, de nombreux agents n’ont pas pu suivre de cours de langue. A notre connaissance, une collègue a pu s’inscrire en cours de langue cette année à la Courneuve, et a dû justifier sa demande par le fait qu’elle souhaitait passer le concours. A Nantes, aucun agent ne suit de cours de langue à notre connaissance.
Il leur est également difficile de demander à s’inscrire aux autres journées de formations proposées (en dehors des formations obligatoires pour les lauréats), à cause de leur charge de travail trop importante.
Nous rappelons que la DRH encourage les agents à profiter de leur passage en Centrale pour suivre des formations. Et que la DRH refuse régulièrement une affectation à l’étranger à un agent à cause de son niveau de langue insuffisant. Ainsi, les difficultés de suivre des cours de langue à SFC est une mesure particulièrement discriminatoire, qui peut avoir des conséquences fâcheuses pour le parcours professionnel des agents. On a du mal à imaginer que des agents qui ne peuvent pas s’absenter deux heures par semaine en formation, puissent facilement demander à partir en mission de renfort à partir de janvier 2026 comme cela leur a été annoncé.
La CFDT-MAE rappelle que ce n’est pas non plus dans l’intérêt de l’Administration, qui a tout à gagner à avoir des agents bien formés, polyglottes, et surtout, des agents qui restent motivés.